Eric Woerth quitte l'Assemblée nationale pour le PMU : un départ symbolique d'une droite en crise

Par Decrescendo 27/02/2026 à 20:12
Eric Woerth quitte l'Assemblée nationale pour le PMU : un départ symbolique d'une droite en crise
Photo par Jean-François RAFFIN sur Unsplash

Eric Woerth quitte l'Assemblée nationale pour le PMU, symbolisant la crise de la droite française et l'impuissance politique actuelle.

Eric Woerth, figure controversée de la droite, quitte l'Assemblée nationale

Après plus de vingt ans de présence à l'Assemblée nationale, Eric Woerth, ancien ministre et figure emblématique de la droite française, a annoncé son départ pour briguer la présidence du PMU. Une décision qui intervient dans un contexte de crise des vocations politiques et de guerre des droites en France.

Un départ stratégique ou un aveu d'échec ?

Missionné depuis septembre 2025 par le gouvernement Lecornu pour réformer la gouvernance du PMU, Woerth a vu son mandat de député tomber automatiquement après six mois. « Je serai plus utile au PMU qu’être un député perdu dans une non-majorité », a-t-il déclaré, une pique à peine voilée contre l’instabilité politique actuelle.

« C’est un peu comme conduire une voiture sur de la glace. On n’est pas sûr de bien tenir la trajectoire. »

Ces mots révèlent une Assemblée nationale en proie à des débats violents et à une impuissance politique croissante, symptômes d’un système démocratique fragilisé. Woerth dénonce notamment « l’émiettement » des groupes politiques, un constat partagé par de nombreux observateurs.

Un parcours politique marqué par les polémiques

Ancien ministre sous Sarkozy, Woerth a été au cœur de plusieurs affaires, dont celle du financement libyen de la campagne de 2007, où il a été relaxé. Son passage à la tête de la commission des finances (2017-2022) a été salué, mais son héritage politique reste controversé, notamment en raison de son ralliement à la majorité présidentielle après des années chez Les Républicains.

La droite française en pleine recomposition

Son départ intervient alors que la droite française traverse une crise identitaire. Entre la ligne dure de l’extrême droite et les tentatives de renouvellement au centre, Woerth assure vouloir « aider celui ou celle qui voudra vraiment être président de la République », sans préciser sa préférence parmi les « quatre ou cinq candidats » en lice. Une posture ambiguë qui reflète les divisions persistantes.

Un symbole des dérives du système

Pour beaucoup, ce départ illustre les dérives du système politique français, où les carrières se construisent souvent en dehors des urnes. Alors que le gouvernement Lecornu tente de stabiliser les finances publiques, Woerth incarne une classe politique en quête de nouveaux relais d’influence, loin des réalités du terrain.

Son remplacement par sa suppléante, Véronique Ludmann, ne changera pas la donne : l’Assemblée reste un théâtre de tensions, où les réformes peinent à émerger. Un constat qui interroge sur l’avenir de la démocratie locale et nationale.

À propos de l'auteur

Decrescendo

J'ai couvert les manifestations contre la réforme des retraites, les Gilets jaunes, les soignants en colère. J'ai vu des CRS charger des infirmières. J'ai vu des préfets interdire des manifestations au mépris du droit. J'ai vu des ministres mentir effrontément à la télévision. Cette violence institutionnelle, je la dénonce sans relâche. On me traite parfois d'extrémiste parce que je rappelle simplement ce que dit la Constitution. Tant pis. Je préfère être un démocrate radical qu'un complice.

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Commentaires (3)

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Patrick du 67

il y a 2 mois

Et vous trouvez ça normal qu'un ancien ministre finisse dans les paris hippiques ? La droite a vraiment touché le fond.

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Q

Quimperlé

il y a 2 mois

La droite en mode 'on se casse au PMU'... Symbole parfait d'une classe politique qui a perdu le nord.

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E

EdgeWalker

il y a 2 mois

@quimperle ouai mais genre... le PMU c'est mieux que l'Assemblée nationale ??? ptdr... non mais sérieux ???

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