Une succession mouvementée dans le 12e arrondissement
Lucie Castets, figure montante de la gauche écologiste, a été désignée tête de liste pour les municipales dans le 12e arrondissement de Paris, remplaçant Emmanuelle Pierre-Marie, maire sortante écologiste. Cette décision survient après des révélations accablantes sur un management toxique au sein de la mairie, alimentant les tensions au sein de la gauche parisienne.
Un cabinet miné par les départs et les conflits
Selon une enquête publiée par un média d'investigation, la mairie du 12e serait devenue un lieu de souffrance au travail, avec 16 départs enregistrés en moins de cinq ans. Emmanuelle Pierre-Marie, accusée de pratiques managériales abusives, a réagi en pointant du doigt le Parti socialiste, qu'elle accuse de ne pas avoir accepté la victoire des écologistes en 2020.
"Les conditions pour mener une campagne sereine et tournée vers les habitants n’étant plus réunies", a déclaré Emmanuelle Pierre-Marie sur Instagram.
La gauche parisienne sous le feu des critiques
Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de crise de la démocratie locale, où les divisions internes fragilisent la gauche face à une droite en pleine recomposition. Les écologistes, déjà affaiblis par des scandales similaires dans d'autres arrondissements, tentent de limiter les dégâts en saisissant l'inspection générale de la Ville.
Dans un communiqué, la direction parisienne des écologistes a condamné les comportements décrits, affirmant que "aucune situation de travail ne doit autoriser de tels agissements". Cependant, cette prise de position tarde à convaincre, alors que les critiques sur la gestion des ressources humaines dans les mairies écologistes se multiplient.
Une succession stratégique pour Lucie Castets
Âgée de 38 ans, Lucie Castets, apparentée écologiste mais proche des socialistes, incarne une nouvelle génération de la gauche parisienne. Son arrivée à la tête de la liste du 12e pourrait marquer un tournant, alors que le gouvernement Lecornu II multiplie les attaques contre les collectivités locales.
Avec les élections municipales de 2026 en ligne de mire, cette affaire rappelle les enjeux d'une gauche divisée, entre écologistes, socialistes et France insoumise. Dans un contexte de crise des services publics, la gestion des mairies devient un enjeu central pour reconquérir la confiance des électeurs.