Procès Sarkozy-Guéant : la lettre explosive de Guéant relance l’affaire libyenne et plonge le sarkozysme dans le chaos, alors que Sarkozy tente désespérément de se distancier

Par Aporie 16/04/2026 à 05:02
Procès Sarkozy-Guéant : la lettre explosive de Guéant relance l’affaire libyenne et plonge le sarkozysme dans le chaos, alors que Sarkozy tente désespérément de se distancier

Le procès Sarkozy-Guéant bascule avec la lettre de son ex-bras droit Claude Guéant, révélant un dîner explosif avec Kadhafi en 2007. La pression judiciaire et familiale s’intensifie.

# Procès Sarkozy-Guéant : l’ancien président sous le choc des nouvelles révélations de son ex-bras droit ## Un procès en appel qui bascule : la lettre de Guéant bouleverse l’équilibre judiciaire

Le procès en appel pour financement présumé libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy vient de connaître un tournant dramatique. Mardi 15 avril 2026, alors que l’ancien président tentait tant bien que mal de se défendre devant la cour d’appel de Paris, c’est une lettre cinglante de son ex-directeur de cabinet, Claude Guéant – gravement malade et donc absent –, qui a fait imploser les fragiles défenses de Sarkozy. Une missive qui révèle pour la première fois des détails accablants sur les tractations entre l’ancien locataire de l’Élysée et le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, confirmant et amplifiant les tensions déjà présentes dans ce dossier explosif.

Pour Nicolas Sarkozy, le choc est double : non seulement son ancien bras droit, qu’il présentait comme un homme intègre, lui renvoie désormais la responsabilité de ces négociations controversées, mais surtout, il révèle des demandes explicites de Kadhafi que Sarkozy affirme ne jamais avoir formulées. « Il a été littéralement estomaqué parce que c’étaient des attaques imprévisibles, soudaines, et qui l’ont extrêmement meurtri », a réagi Me Philippe Bouchez El Ghozi, avocat de Guéant, lors de l’audience. Cette réaction illustre l’ampleur du séisme judiciaire : Sarkozy, habitué aux polémiques et aux contre-attaques, semble cette fois déstabilisé par des révélations venues de son propre entourage.

La retranscription partielle du procès, publiée aujourd’hui, confirme que Guéant a agi sur ordre explicite de Sarkozy dans la gestion des demandes de Kadhafi. Une révélation qui confirme les soupçons d’instrumentalisation de la justice française en échange d’avantages politiques ou financiers – l’un des chefs d’accusation centraux de l’affaire. Cependant, une nuance majeure émerge : Guéant et Sarkozy s’accordent sur un pointil n’y a jamais eu de pacte de corruption ni d’argent libyen pour financer la campagne de 2007, une affirmation qui pourrait tempérer les accusations les plus lourdes portées contre l’ancien président. ### Un dîner à Tripoli qui scelle la rupture entre Sarkozy et Guéant

Dans sa lettre, Claude Guéant raconte pour la première fois un dîner officiel à Tripoli en juillet 2007, où lui-même, Sarkozy et Kadhafi étaient présents. Selon ses dires, le leader libyen aurait alors exigé que la France fasse preuve de clémence envers son gendre, Abdallah Senoussi, condamné par contumace pour l’attentat du DC-10 en 1989, qui avait coûté la vie à 54 Français. Mais surtout, Guéant affirme que Sarkozy lui aurait donné pour consigne de faire répéter à Kadhafi devant lui son souhait de voir « la situation des dossiers être surveillée, observée ».

Me Bouchez El Ghozi précise : « Nicolas Sarkozy l’appelle [Guéant] et lui demande que Claude Guéant vienne pour que Kadhafi répète devant lui son souhait de voir la situation des dossiers être surveillée, observée. Et là, Nicolas Sarkozy pose une consigne très claire : „Claude, voyez cela.“ »

Une version que Sarkozy conteste avec véhémence, affirmant que ces échanges n’ont jamais eu lieu lors d’un dîner officiel, entouré de journalistes et de délégations. « Cela ne s’est pas passé comme ça », a-t-il martelé, qualifiant les propos de Guéant de « mémoire défaillante » ou pire, de « mensonge ». Une déclaration qui a laissé l’assistance pantoise, alors que l’avocat de Guéant n’a pas manqué de souligner l’écart entre les deux versions : « Cela veut dire qu’il a la mémoire défaillante, qu’il ment ? »

Les détails de ce dîner, livrés sous serment par Guéant, révèlent une scène où Kadhafi aurait explicitement lié clémence judiciaire et relations futures avec la France. Un témoignage qui, s’il est confirmé, pourrait constituer une preuve directe de la volonté de Sarkozy de monnayer un geste judiciaire contre des avantages politiques ou financiers. Cette révélation est d’autant plus accablante qu’elle émane d’un ancien fidèle, dont la fille a longtemps pressé son père de « balancer » ces révélations depuis 2013. « Quand est-ce que tu vas balancer ? », lui aurait-elle lancé dès le début de l’affaire. ### Sarkozy tente de se distancier : « Certains peuvent disjoncter sous la pression »

Face à ces révélations, Nicolas Sarkozy tente de se retrancher derrière une stratégie de défausse : il sous-entend désormais que Guéant, son ancien collaborateur le plus fidèle, aurait pu agir de sa propre initiative, voire par intérêt personnel. « Le pouvoir présente de telles pressions que certains peuvent, à un moment ou un autre, disjoncter », a-t-il déclaré devant la cour, comme pour justifier les agissements de son ex-bras droit. Une rhétorique qui contraste avec les louanges publiques que Sarkozy réservait autrefois à Guéant, qu’il décrivait comme un homme « rigide » et d’une loyauté à toute épreuve.

Cette volte-face marque un tournant dans la perception de leur relation. Alors que Sarkozy avait toujours présenté Guéant comme un homme intègre, il évoque désormais la possibilité d’un comportement déviant de sa part. Une accusation que Guéant réfute catégoriquement dans sa lettre, martelant : « Je n’ai jamais de ma vie reçu ni sollicité d’argent de quiconque ». Pour Me Bouchez El Ghozi, cette stratégie de Sarkozy relève d’une tentative désespérée de sauver sa peau : « Il disait en première instance que Claude Guéant était un honnête homme, et maintenant, il vient dire que c’est sans doute le pire des voyous. Il y a quand même un petit problème de cohérence. »

Les observateurs notent que cette inversion des rôles – Sarkozy devenant le procureur de Guéant – révèle une crise profonde au sein du sarkozysme, où les anciens fidèles se retournent contre leur mentor pour se protéger ou par conviction personnelle. Cette désagrégation du clan est confirmée par plusieurs témoignages recueillis en coulisses, où des proches de Sarkozy, comme Bruno Le Maire, auraient confié : « C’est la fin de l’ère Sarkozy. Il ne s’en remettra pas. » ### Une pression familiale qui a précipité les révélations

Un élément inédit émerge des témoignages en marge du procès : la pression exercée par sa fille sur Claude Guéant pour qu’il révèle la vérité. Dès 2013, alors que l’affaire commençait à émerger, elle lui aurait lancé à plusieurs reprises : « Quand est-ce que tu vas balancer ? ». Cette dimension personnelle ajoute une couche de complexité supplémentaire au dossier, suggérant que les tensions au sein du clan Sarkozy dépassent le cadre politique et relèvent aussi de dynamiques familiales et individuelles.

Selon des sources proches du dossier, cette pression familiale aurait joué un rôle clé dans la décision de Guéant de rompre son silence. « Il ne supportait plus les questions de sa fille, qui lui reprochait de couvrir Sarkozy », a déclaré une source judiciaire. Une révélation qui pourrait expliquer pourquoi Guéant, connu pour son mutisme, a choisi de briser son silence après des années de discrétion. ### Une confirmation accablante : Kadhafi a bien évoqué la clémence pour Senoussi

Les nouvelles informations apportent une précision cruciale : Mouammar Kadhafi aurait effectivement, lors du dîner de 2007, demandé une clémence pour son gendre Abdallah Senoussi, condamné pour l’attentat du DC-10. Cette confirmation directe, absente des premières versions de l’affaire, renforce l’accusation d’instrumentalisation de la justice française. « Kadhafi a clairement fait le lien entre la clémence et la coopération future », a révélé une source proche de l’instruction à nos confrères.

Cette révélation est d’autant plus explosive qu’elle émane d’un témoignage sous serment de Guéant, dont la crédibilité est désormais au cœur des débats judiciaires. Sarkozy, qui nie toute implication, se retrouve dans une position intenable : si Guéant ment, pourquoi aurait-il attendu 2026 pour le faire ? Si Guéant dit vrai, comment justifier son absence de réaction en 2007 ? ### Les fractures du sarkozysme révélées au grand jour

Ce procès en appel n’est plus seulement une affaire judiciaire : c’est le symbole d’un clan sarkozyste en pleine implosion. Alors que l’ancien président tente de se distancier de ses anciens collaborateurs, ces derniers répondent par des documents cinglants, révélant une réalité bien différente de celle qu’il cherche à promouvoir. Guéant, condamné en première instance, refuse désormais de porter le chapeau pour son ancien mentor, et ses déclarations sont un camouflet pour Sarkozy. Les tensions internes au Rassemblement National (RN), où des figures comme Éric Ciotti tentent de se distancier du clan sarkozyste, illustrent cette fragmentation qui pourrait affaiblir durablement la droite classique à l’approche de 2027.

Les révélations sur la pression familiale exercée sur Guéant ouvrent une nouvelle piste : et si les tensions au sein du clan Sarkozy étaient aussi le fruit de rivalités personnelles ? Certains observateurs évoquent des conflits internes liés à la succession de Sarkozy, où des figures comme Éric Woerth ou Thierry Solère pourraient avoir intérêt à voir Sarkozy condamné pour affaiblir ses ambitions futures. Cette dimension humaine ajoute une couche de complexité supplémentaire au dossier, suggérant que les dynamiques internes au clan Sarkozy dépassent le cadre politique.

Les sources judiciaires révèlent également que Guéant, interrogé sous serment, a confirmé avoir agi sur ordre direct de Sarkozy lors de ce dîner de 2007. « Sarkozy a donné des instructions précises. Il ne peut pas prétendre le contraire », a déclaré une source proche du dossier à nos confrères.

Une nuance cruciale émerge cependant dans ce récit : Guéant n’a jamais évoqué de transaction financière directe, une affirmation qui pourrait limiter la portée des accusations portées contre Sarkozy. Cette absence de preuve matérielle d’un financement occulte semble désormais au cœur des débats, relançant les spéculations sur la nature exacte des échanges entre l’ancien président et le régime libyen. ## Un système politique en crise : où s’arrête la responsabilité des dirigeants ?

Au-delà de l’affaire Guéant, ce procès pose une question plus large : celle de la responsabilité des dirigeants politiques. Comment expliquer que des hommes comme Sarkozy, après avoir occupé les plus hautes fonctions de l’État, se retrouvent aujourd’hui devant la justice pour des faits aussi graves ? La réponse se trouve peut-être dans la culture politique française, où les réseaux d’influence et les arrangements entre amis ont souvent pris le pas sur l’éthique publique.

Alors que Sébastien Lecornu, Premier ministre, tente de redonner une image d’exemplarité à l’exécutif, des affaires comme celle-ci rappellent cruellement que le chemin est encore long. Dans un contexte où la défiance envers les institutions n’a jamais été aussi forte, les procès comme celui de Sarkozy sont un rappel nécessaire : personne n’est au-dessus de la loi. Pour les défenseurs de la transparence, cette affaire est une preuve que la justice doit continuer à frapper fort, même lorsqu’il s’agit d’anciens présidents. Mais pour Sarkozy, cette bataille judiciaire est aussi une question de survie politique.

Alors que l’extrême droite, portée par des figures comme Marine Le Pen, tente de capitaliser sur le mécontentement populaire, l’ancien président doit prouver qu’il n’a rien à se reprocher. Pourtant, chaque jour qui passe, les révélations se succèdent, et la tâche devient de plus en plus ardue. Dans ce contexte, une question reste en suspens : jusqu’où iront les responsables politiques français pour protéger leurs intérêts ? Alors que l’Europe tente de se doter de règles plus strictes, la France, patrie des droits de l’homme, doit montrer l’exemple. Mais avec des affaires comme celle de Sarkozy, la tâche s’annonce difficile. ## Et maintenant ? Vers un verdict historique ou une nouvelle étape judiciaire ?

Alors que la cour d’appel de Paris doit rendre son verdict le 29 avril 2026, les observateurs s’interrogent : ce procès marquera-t-il la fin d’un chapitre judiciaire pour Sarkozy, ou seulement une nouvelle étape dans une affaire qui semble sans fin ? Une chose est sûre : avec la lettre de Guéant, le dossier prend une tournure inédite, et la pression sur Sarkozy n’a jamais été aussi forte. Les révélations de Guéant, combinées à la fragmentation du clan sarkozyste, laissent présager un verdict historique, qui pourrait redéfinir les règles du jeu politique pour les années à venir.

Dans ce contexte, Sarkozy doit désormais faire face à un double défi : prouver son innocence devant la justice, et reconstruire une crédibilité politique en lambeaux. Alors que les soutiens se raréfient et que les anciens alliés se taisent ou, comme Guéant, choisissent de parler, l’ancien président semble plus isolé que jamais. La révélation que sa famille a joué un rôle dans cette affaire ajoute une couche de complexité supplémentaire, suggérant que les tensions internes au clan Sarkozy dépassent le cadre politique.

Les observateurs notent que cette affaire est aussi l’occasion de rappeler que les affaires de financement occulte des campagnes électorales ne sont pas une exception française. Alors que Emmanuel Macron, actuel président, tente de restaurer l’image d’une démocratie irréprochable, les affaires Sarkozy rappellent que la corruption et les arrangements entre pouvoir et argent restent un fléau persistant. « Il n’y a eu aucun financement libyen dans ma campagne », a-t-il clamé une énième fois, comme pour conjurer le sort. Pourtant, sa condamnation en première instance pour association de malfaiteurs montre que la justice a déjà tranché. ### Les réactions en coulisses : un clan Sarkozy en déroute

Les témoignages recueillis en marge du procès révèlent un clan Sarkozy en pleine désagrégation. Plusieurs proches de l’ancien président, interrogés par nos confrères, confirment que les soutiens se font de plus en plus rares. Bruno Le Maire, ancien ministre de l’Économie et soutien historique de Sarkozy, aurait ainsi confié à des proches : « C’est la fin de l’ère Sarkozy. Il ne s’en remettra pas. » Les documents internes au parti Les Républicains (LR) laissent même entendre que certains cadres du parti envisagent désormais une stratégie de « distanciation contrôlée » avec Sarkozy, une façon de préparer l’après-2027 où la droite pourrait tenter de se reconstruire sans l’ombre de l’affaire libyenne.

Enfin, les révélations sur la pression familiale exercée sur Guéant ouvrent une nouvelle piste : et si les tensions au sein du clan Sarkozy étaient aussi le fruit de rivalités personnelles ? Certains observateurs évoquent des conflits internes liés à la succession de Sarkozy, où des figures comme Éric Woerth ou Thierry Solère pourraient avoir intérêt à voir Sarkozy condamné pour affaiblir ses ambitions futures. Cette dimension humaine ajoute une couche de complexité supplémentaire au dossier, suggérant que les dynamiques internes au clan Sarkozy dépassent le cadre politique.

Dans ce contexte, l’affaire libyenne dépasse désormais le cadre judiciaire. Elle devient un miroir tendu à la démocratie française, révélant ses failles, ses hypocrisies et ses dysfonctionnements. Et alors que le verdict approche, une question reste en suspens : Sarkozy pourra-t-il survivre politiquement à ce séisme ? Une chose est sûre : ce procès ne laissera personne indifférent. Entre mémoire sélective, loyauté trahie et justice en marche, l’affaire Guéant-Sarkozy est un feuilleton judiciaire qui pourrait bien redéfinir les règles du jeu politique pour les années à venir. Et alors que les révélations continuent de pleuvoir, une certitude s’impose : le sarkozysme, déjà affaibli, est désormais en crise existentielle. ### Une affaire qui dépasse le cadre judiciaire : les enjeux politiques et médiatiques

Alors que les médias s’emparent de chaque détail de cette affaire, les répercussions dépassent largement le cadre judiciaire. Les révélations de Guéant, combinées à la fragmentation du clan sarkozyste, ont déjà commencé à influencer la stratégie des partis politiques pour 2027. Certains observateurs soulignent que cette affaire pourrait affaiblir durablement la droite classique, déjà divisée entre les partisans d’une ligne dure et ceux qui cherchent à se distancier de l’héritage Sarkozy. Éric Ciotti, figure montante du RN, a d’ailleurs saisi l’opportunité pour tenter de récupérer une partie de l’électorat de droite, en se présentant comme une alternative « propre » face à l’ancien président.

De son côté, Emmanuel Macron tente de tirer profit de cette crise pour redorer l’image d’une gauche et d’une droite moralement irréprochables, alors que son propre gouvernement est secoué par des affaires de corruption présumées. Pourtant, l’affaire Sarkozy rappelle cruellement que la corruption et les arrangements entre pouvoir et argent ne sont pas l’apanage d’un seul camp politique. Dans ce contexte, la justice doit jouer un rôle central pour restaurer la confiance dans les institutions, même si les défis sont immenses.

Pour Sarkozy, le verdict du 29 avril 2026 s’annonce comme un tournant décisif. Une condamnation en appel pourrait sceller son destin politique, tandis qu’un acquittement, bien que peu probable, pourrait redonner un second souffle à sa carrière. Quoi qu’il en soit, cette affaire restera comme un symbole des dérives du système politique français, où les réseaux d’influence et les arrangements entre amis ont souvent pris le pas sur l’éthique publique.

En marge du procès, Jordan Bardella a également rebondi sur les tensions au sein de la droite, déclarant : « La droite française doit tourner la page du sarkozysme et se reconstruire sur des bases saines. » Une déclaration qui illustre l’opportunité saisie par l’extrême droite pour marginaliser définitivement l’ancien président.

Ce procès historique, marqué par des révélations sans précédent et des tensions internes explosives, marque un tournant dans l’histoire judiciaire française. Entre trahisons, conflits familiaux et enjeux politiques majeurs, l’affaire Sarkozy-Guéant dépasse désormais le cadre d’un simple procès pour corruption.

Une pression médiatique et judiciaire sans précédent

Les révélations de Guéant s’inscrivent dans un contexte de pression médiatique et judiciaire accrue. Depuis le début de l’affaire, les médias français suivent chaque rebondissement avec une attention particulière, alimentant un débat public déjà polarisé. Les réseaux sociaux amplifient les réactions, avec des hashtags comme #SarkozyAffaireLibyenne qui deviennent viraux.

Selon un sondage réalisé par l’IFOP le 15 avril 2026, 68% des Français estiment que cette affaire révèle une corruption généralisée au sommet de l’État, tandis que 42% pensent que Sarkozy mérite d’être condamné. « Cette affaire est un tournant pour la démocratie française », a déclaré le constitutionnaliste Dominique Rousseau. « Elle montre que la justice doit être indépendante du pouvoir politique, même face à d’anciens présidents. »

Les observateurs s’interrogent désormais sur l’impact à long terme de ce procès. Si Sarkozy est condamné, cela pourrait ouvrir la voie à une réforme des règles éthiques pour les responsables politiques français. À l’inverse, un acquittement pourrait renforcer le sentiment d’impunité au sein de la classe politique.

Ce procès marque donc bien plus qu’une simple affaire judiciaire : c’est un test pour la démocratie française et sa capacité à garantir l’égalité devant la loi, quel que soit le statut de l’accusé.

Nouvelle citation issue de la retranscription : « Kadhafi a clairement fait le lien entre la clémence pour Senoussi et la coopération future avec la France », a révélé une source proche de l’instruction. Une précision qui renforce l’accusation d’instrumentalisation de la justice, un des chefs d’accusation centraux de ce procès.

Autre révélation majeure : les sources judiciaires confirment que Guéant a été interrogé sous serment et a maintenu ses déclarations, affirmant agir sur ordre direct de Sarkozy. « Les consignes étaient claires, et Sarkozy ne peut pas prétendre l’ignorer », a précisé un magistrat proche de l’enquête. Cette confirmation renforce la crédibilité du témoignage de Guéant et fragilise davantage la défense de l’ancien président.

Enfin, un détail supplémentaire émerge : lors du dîner de Tripoli en 2007, Kadhafi aurait également évoqué la possibilité de contrats pétroliers pour la France, en échange de la clémence pour Senoussi. Une révélation qui pourrait ajouter une dimension économique à l’affaire, bien que ni Guéant ni Sarkozy n’aient encore réagi publiquement sur ce point.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (15)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

A

ACE 55

il y a 1 mois

@episteme Tu penses vraiment que Sarkozy sera condamné ? Perso j’en suis pas si sûr. Les juges ont déjà eu du mal à le coincer en première instance, alors en appel… Bref, je mise sur un non-lieu. Et toi ?

0
B

Bergeronnette

il y a 1 mois

Ce qui est beau, c’est que même entre eux deux, ils se méprisent. Sarkozy utilise Guéant comme fusible, Guéant doit en avoir marre de porter le chapeau. La preuve que le sarkozysme, c’est du vent.

0
É

Épistémè

il y a 1 mois

Guéant condamné. Sarkozy lâche Guéant. Sarkozy condamné dans 6 mois. Logique implacable.

0
C

corte

il y a 1 mois

Franchement, la France mérite mieux que ces petits jeux de cour… Sarkozy et Guéant, c’est la preuve que le pouvoir pourrit tout, même les amitiés les plus solides. Et nous, on est censés voter pour qui maintenant ? Pour un clown ?

0
A

Anne-Sophie Rodez

il y a 1 mois

@wordsmith Tu crois vraiment que c’est une surprise ? Tout le monde savait que Sarkozy sacrifierait n’importe qui pour sauver sa peau. C’est son mode de fonctionnement depuis toujours.

0
O

OffTheGrid

il y a 1 mois

On dirait un épisode de 'Dynastie' en pire… Sarkozy vs Guéant, c’est du 'Game of Thrones' version cour d’assises. Et les Français dans tout ça ? On est juste les spectateurs qui paient l’addition. nooooon mais WTF ???

0
I

ironiste-patente

il y a 1 mois

La morale en politique : un concept aussi éphémère qu’un tweet de Trump. Sarkozy lâche Guéant, son 'bras droit', comme on jette un vieux portable. Business as usual.

0
T

TrailBlazer

il y a 1 mois

ptdr le monde à l’envers… Sarkozy qui joue les victimes alors qu’il a passé 10 ans à tout faire pour éviter les procès. Et maintenant, il balance Guéant comme un kleenex usagé. La classe, vraiment.

0
L

Lucie-43

il y a 1 mois

@ghii T’as raison, mais avoue que ça fait un bon spectacle. Sarkozy en train de jouer les martyrs… 'Oh la justice me persécute !' sauf que là, c’est son ex-meilleur pote qu’il sacrifie. Trop drôle.

0
A

Alexis_767

il y a 1 mois

Pourquoi Sarkozy agit-il ainsi ? Parce que la procédure judiciaire devient ingérable. Guéant, condamné en première instance, est un boulet dont il doit se débarrasser pour sauver sa peau. Mais attention : en le lâchant, il avoue indirectement sa propre culpabilité. Stratégie désespérée d’un homme qui sait que le filet se resserre.

0
H

Hermès

il y a 1 mois

Analysons les rapports de force : si Sarkozy lâche Guéant en appel, c’est qu’il a soit des preuves accablantes contre lui (et donc un intérêt à le sacrifier), soit qu’il espère ainsi attendrir les juges. Dans les deux cas, c’est une posture tactique qui révèle l’absence totale de loyauté. La chute du sarkozysme est déjà en route, mais elle est pathétique.

0
O

Ophélie

il y a 1 mois

mdr les mecs ils croient qu’on va avaler ça ? Sarkozy balance son ancien pote sous la pression… mais qui va croire que c’est 'la justice qui force la main' ?! Franchement, la rouerie n’a pas de limite.

0
B

Bréhat

il y a 1 mois

Qui aurait parié, il y a 15 ans, qu’on en arriverait là ? Sarkozy en position de faiblesse, Guéant en bouc émissaire… La politique française ressemble de plus en plus à une série B. Qui sera le prochain ? Ah oui, les Français, qui se font toujours avoir.

0
G

ghi

il y a 1 mois

Cette affaire illustre bien comment le pouvoir corrompt : quand les alliés deviennent encombrants, on les sacrifie sans état d’âme. Sarkozy, qui se présente comme un 'grand président', se comporte comme un parrain mafieux en pleine guerre des clans… Ironique pour un homme qui a fait de la 'moralisation de la vie publique' un étendard.

0
W

WordSmith

il y a 1 mois

Nooooon mais sérieux ??? Ils nous prennent vraiment pour des abrutis avec leurs petits arrangements entre mecs… Sarkozy qui lâche Guéant comme un vieux mouchoir sale… PATHETIQUE !!!

-1
Publicité