Un scandale d'ampleur inédite éclate dans le périscolaire parisien
Mardi 10 mars 2026, Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) à la mairie de Paris, a dénoncé une omerta totale au sein de la mairie de Paris concernant des violences sexuelles dans le périscolaire. Selon elle, plusieurs signalements ont été ignorés, mettant en danger des mineurs.
Un animateur visé par trois plaintes pour viol
Un animateur d'une école maternelle du 15e arrondissement de Paris fait l'objet de trois plaintes pour viol sur mineur, déposées début février. L'homme avait déjà été déplacé en décembre 2025 d'une autre école du 7e arrondissement, où il était signalé pour violences psychologiques. Actuellement suspendu, il illustre selon Rachida Dati un système défaillant.
La mairie de Paris accusée de passivité
La maire du 7e arrondissement assure avoir saisi les autorités mais affirme que la mairie centrale n'a pas réagi.
On a alerté, on avait des signalements, mais on ne savait pas quelle était la nature des faits, a-t-elle déclaré. Elle critique l'absence d'accompagnement des parents et la manque de transparence des services municipaux.
Emmanuel Grégoire, premier adjoint visé
Rachida Dati met directement en cause Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris entre 2018 et 2024, en charge des ressources humaines. Grégoire avait pourtant affirmé fin février n'avoir jamais eu d'alerte sur son bureau.
Je me sens responsable à titre personnel, car quand on est maire, on est responsable de tout, y compris de ce que l'on ne sait pas, avait-il déclaré.
Un système opaque et défaillant
La candidate LR dénonce une centralisation excessive des décisions, les maires d'arrondissement n'ayant aucun contrôle sur le recrutement ou l'organisation du périscolaire. Elle exige une enquête indépendante pour évaluer l'ampleur du phénomène et sanctionner les responsables.
Réactions politiques et enjeux municipaux
Cette affaire intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que les élections municipales de 2026 approchent. La gauche unie, menée par Emmanuel Grégoire, accuse Rachida Dati de politiser un dossier sensible. Le gouvernement Lecornu II, quant à lui, appelle à la calme et à une enquête approfondie.