Benoît Biteau lance un ultimatum écologique : la présidentielle 2027 doit sauver la planète

Par Anadiplose 07/08/2026 à 11:30
Benoît Biteau lance un ultimatum écologique : la présidentielle 2027 doit sauver la planète

Benoît Biteau, député écologiste, exige une candidature unique de la gauche pour imposer le climat comme priorité absolue de la présidentielle 2027, face à l'échec de l'écologie macroniste et aux reculs agricoles.

Un député écologiste exige une candidature unifiée de la gauche pour sauver le climat

Alors que l’été 2026 s’achève dans un tourbillon de canicules, de forêts calcinées et de tensions sociales exacerbées par la sécheresse, Benoît Biteau, député écologiste de Charente-Maritime, frappe un grand coup ce vendredi 7 août. Dans un entretien au vitriol, il appelle à l’union sacrée de la gauche pour imposer le dérèglement climatique comme l’enjeu central de l’élection présidentielle de 2027, au mépris des divisions partisanes qui paralysent l’action publique.

Pour le représentant de la 2e circonscription de Charente-Maritime, il ne s’agit plus d’un choix politique, mais d’une nécessité vitale. « L’écologie telle que la conçoit aujourd’hui le pouvoir macroniste est un leurre, un habillage vert destiné à masquer l’inaction et les reculs constants face aux lobbies industriels », dénonce-t-il avec une fermeté qui tranche avec les tergiversations des élus traditionnels. Selon lui, la France a déjà perdu trop de temps à écouter les sirènes de la FNSEA ou des géants de l’agrochimie, plutôt que de s’appuyer sur l’expertise scientifique.

Des politiques agricoles « climaticides » dénoncées sans relâche

Parmi les exemples les plus frappants de cette dérive anti-écologique, Benoît Biteau cite sans hésiter les méga-bassines, ces infrastructures monstrueuses qui, selon lui, accélèrent la destruction des écosystèmes plutôt que de résoudre la question de l’accès à l’eau pour les agriculteurs. « Moins de 6 % des surfaces agricoles bénéficient d’un accès régulier à l’eau en France, et on construit des réservoirs géants pour quelques privilégiés, alors que la solution existe : il faut restaurer le grand cycle de l’eau », martèle-t-il. Pour lui, la priorité n’est pas de bétonner les sols, mais de recréer des zones humides, d’encourager les pratiques durables et de mettre fin à une agriculture industrielle qui épuise les nappes phréatiques et assèche les rivières.

« La loi d’urgence agricole adoptée en juillet est un scandale : elle réintroduit des pesticides interdits, des poisons pour la biodiversité, sous prétexte de soutenir les agriculteurs. Mais qui protège qui ? Le gouvernement a choisi son camp : celui des destructeurs, pas celui des vivants. »

Benoît Biteau n’épargne pas non plus le Rassemblement National, dont il étrille le double discours écologique. « Ils se présentent comme les défenseurs d’une nature « française », mais votent pour des subventions à des cultures ultra-gourmandes en eau et en énergie. Leur écologie n’est qu’un leurre nationaliste, sans aucune ambition climatique réelle. »

Incendies et sécheresse : la gauche propose des solutions concrètes

Face à l’urgence des mégafeux qui ont ravagé 116 000 hectares en France cette année, le député écologiste balaye les accusations portées contre son camp. « On nous reproche de freiner le débroussaillage ? Faux ! Nous sommes les seuls à proposer des solutions durables : l’éco-pastoralisme, cette pratique ancestrale qui consiste à laisser les troupeaux entretenir les paysages, plutôt que de les enfermer dans des hangars industriels. Les éleveurs pourraient ainsi jouer un rôle clé dans la prévention des incendies, tout en valorisant leurs terres. »

Il cite en exemple les modèles réussis en Norvège ou au Portugal, où des politiques de gestion forestière intégrée ont permis de réduire drastiquement les départs de feu. « Pourquoi la France, avec ses paysages variés et son savoir-faire agricole, ne s’inspire-t-elle pas de ces bonnes pratiques européennes ? Parce que le lobby de l’élevage intensif et des industries du bois a tout verrouillé. »

Vers une candidature commune de la gauche ?

Alors que les partis de gauche peinent à s’entendre, Benoît Biteau mise sur une dynamique populaire pour imposer une candidature unique. « Les Français veulent une écologie qui ne soit pas un accessoire de communication, mais une révolution systémique. Si la gauche ne se rassemble pas maintenant, ce sera trop tard. Les prochaines élections ne seront pas un scrutin comme les autres : ce sera un référendum sur notre survie. »

Il évoque sans détour la nécessité de rompre avec les logiques productivistes, qu’elles viennent de la droite, de l’extrême droite ou même d’une partie de la majorité présidentielle. « La macronie a échoué : ses promesses vertes se sont heurtées aux réalités du pouvoir, c’est-à-dire aux intérêts des grands groupes. Nous, nous proposons une autre voie : une transition écologique juste et ambitieuse, qui ne laisse personne de côté. »

Parmi les mesures phares qu’il défend, on trouve la taxation des superprofits des énergéticiens, le financement massif des énergies renouvelables, ou encore la sortie des traités européens qui bloquent les politiques de protection de l’environnement. Des propositions qui contrastent avec les reculs constants observés sous le gouvernement Lecornu, où les subventions aux énergies fossiles se maintiennent, malgré les engagements internationaux de la France.

Un appel à l’Europe, loin des nationalismes

Sans surprise, Benoît Biteau se tourne vers l’Union européenne pour trouver des alliés. « Les solutions existent, mais elles sont étouffées par les égoïsmes nationaux. La Hongrie de Viktor Orbán bloque les avancées climatiques, la Pologne refuse de sortir du charbon… Pourtant, des pays comme l’Allemagne ou les pays nordiques montrent la voie. La France doit cesser de jouer les trouble-fêtes et devenir un moteur de l’écologie européenne. »

Il pointe du doigt les accords commerciaux qui favorisent la déforestation importée (comme l’huile de palme ou le soja OGM), ou les subventions accordées aux industries polluantes au nom de la « souveraineté ». « La vraie souveraineté, c’est celle qui protège les citoyens et les écosystèmes. Pas celle qui enrichit quelques milliardaires en détruisant la planète. »

La société civile en première ligne

Alors que les associations et les collectifs locaux multiplient les actions contre les méga-bassines ou les projets éoliens imposés, Benoît Biteau les salue comme les vrais acteurs du changement. « Les écologistes ne sont pas des ennemis de l’agriculture. Nous sommes les seuls à vouloir un modèle qui préserve les sols, l’eau et le climat. Les agriculteurs doivent être des partenaires, pas des victimes d’un système qui les pousse à toujours plus de productivité. »

Il cite en exemple les mouvements citoyens en Espagne ou en Italie, où des mobilisations massives ont obtenu des victoires contre les projets destructeurs. « En France, nous avons besoin de cette même énergie. Pas pour des querelles de chapelle, mais pour sauver ce qui peut encore l’être. »

Alors que l’été 2026 s’achève dans un brouillard de fumée et de records de chaleur, la question n’est plus de savoir si la France agira, mais qui aura le courage de proposer une alternative. Pour Benoît Biteau, la réponse est claire : ce sera la gauche, unie et déterminée. Ou ce ne sera pas.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (3)

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veronique-de-saint-etienne

il y a 50 minutes

L'écologie macroniste ? Une blague. Les retraits agricoles ? Un crime. Biteau a raison : la présidentielle 2027 doit être un référendum climatique ou rien. Point.

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J

Jean-Marc B.

il y a 1 heure

ptdr la gauche qui veut l'union... mdr meme Macron il en r'tire une larme ! On est dans la merde jusqu'au cou et y'a encore des mecs qui croient aux miracles écolo ??? sérieuXx !!!

1
P

Prophète lucide

il y a 13 minutes

nooooon pas encore une union de la gauche qui va se bouffer le nez en 2027 mdr... ya que ça qui les intéresse ces mecs là : se tirer dans les pattes au lieu de bosser... jsp pk ils font ça ???

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