Un budget adopté sous tension
Mardi 27 janvier, l'Assemblée nationale a définitivement adopté le projet de loi de finances pour 2026, après des mois de débats houleux et l'usage répété de l'article 49.3 par le gouvernement Lecornu. Une victoire à la Pyrrhus pour le pouvoir, alors que les oppositions de gauche et d'extrême droite ont tenté, sans succès, de faire tomber le gouvernement.
La gauche mobilisée, mais divisée
La motion de censure déposée par La France insoumise, les Écologistes et les communistes a recueilli 267 voix, soit deux de moins que lors du précédent vote sur les recettes. Une performance qui montre la résistance d'une gauche unie face à un budget perçu comme socialement injuste. Philippe Brun, chef de file socialiste, a salué cette mobilisation, tout en regrettant les divisions internes qui ont affaibli le camp progressiste.
L'extrême droite en échec
Le Rassemblement national et ses alliés n'ont pas réussi à rassembler les 289 voix nécessaires, avec seulement 140 suffrages. Un échec qui confirme l'isolement d'une droite radicale incapable de fédérer au-delà de son électorat traditionnel. Les critiques sur la gestion des finances publiques par le gouvernement Lecornu n'ont pas suffi à convaincre.
Un budget contesté, mais adopté
Le projet de loi de finances 2026, présenté initialement par François Bayrou en juillet, a été marqué par des tensions persistantes. Les oppositions dénoncent un budget favorable aux plus aisés et négligeant les services publics. Malgré cela, le gouvernement a pu compter sur la majorité relative à l'Assemblée pour faire adopter le texte.
Quelles conséquences pour 2027 ?
Cette séquence budgétaire s'inscrit dans un contexte de crise des vocations politiques, alors que les partis se préparent pour les élections de 2027. La gauche, malgré ses divisions, a montré sa capacité à s'unir sur les sujets économiques. À l'inverse, l'extrême droite peine à élargir son audience. Reste à savoir si cette dynamique se confirmera dans les urnes.