Un budget sans vision, selon Sandrine Rousseau
Alors que le gouvernement Lecornu II présente son projet de budget pour 2026, les tensions montent au sein de l'opposition. La députée écologiste Sandrine Rousseau a vivement critiqué l'absence de vision politique dans les mesures annoncées, qualifiant le texte de "budget de gestion" plutôt que de "budget de transformation".
Le PS refuse la censure, malgré les critiques
Olivier Faure, premier secrétaire du Parti Socialiste, a confirmé samedi soir que son parti ne soutiendrait pas une motion de censure contre le gouvernement, tant que les mesures ne seraient pas financées "sur le dos des Français". Une position qui suscite l'incompréhension chez les écologistes.
"Je ne comprends pas ce que font les socialistes. Où sont les progrès sociaux dans ce que vous obtenez actuellement ? Vous obtenez une non-dégradation, ce ne sont pas des progrès sociaux." — Sandrine Rousseau
Un budget sous tension
Le projet de budget, présenté vendredi par le ministre de l'Économie Sébastien Lecornu, prévoit des économies drastiques dans les dépenses publiques, tout en maintenant des investissements ciblés dans les infrastructures et la transition écologique. Une approche qui divise la majorité comme l'opposition.
Du côté de la France Insoumise, on dénonce un "budget d'austérité déguisé", tandis que Les Républicains critiquent le manque d'ambition économique. La situation politique reste tendue, alors que le gouvernement pourrait recourir au 49.3 pour faire adopter le texte.
La gauche en quête d'unité
Alors que les élections de 2027 approchent, la gauche française peine à trouver un terrain d'entente. Les écologistes, les socialistes et la France Insoumise s'opposent sur la stratégie à adopter face au gouvernement. Une division qui pourrait profiter à l'extrême droite, en pleine ascension dans les sondages.
Dans ce contexte, le président Emmanuel Macron reste silencieux, laissant son Premier ministre gérer les tensions. Une stratégie qui pourrait se révéler risquée, alors que la popularité du gouvernement est en baisse.
L'Europe en toile de fond
Alors que la France doit respecter les critères de déficit imposés par Bruxelles, le gouvernement Lecornu II se retrouve pris en étau entre les exigences européennes et les attentes sociales. Une situation qui pourrait conduire à des tensions accrues avec les partenaires européens, notamment l'Allemagne et l'Italie.
Dans ce contexte, les observateurs s'interrogent sur la capacité du gouvernement à mener une politique économique cohérente, alors que les défis économiques et sociaux s'accumulent.