Budget 2026 : Lecornu cède aux pressions sociales mais la droite bloque tout

Par Aurélie Lefebvre 16/01/2026 à 20:08
Budget 2026 : Lecornu cède aux pressions sociales mais la droite bloque tout

Budget 2026 : Lecornu cède aux pressions sociales mais la droite bloque tout. Hausse de la prime d'activité, repas étudiant à 1€, mais déficit en hausse.

Un budget sous tension politique

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté vendredi 16 janvier 2026 un budget 2026 marqué par des concessions sociales, mais aussi par l'échec de sa stratégie de dialogue avec l'opposition. Face à la menace d'une censure à l'Assemblée nationale, le gouvernement a dû abandonner plusieurs mesures impopulaires, tout en dénonçant la « stratégie cynique » de l'extrême droite et des insoumis.

Des mesures sociales pour apaiser la colère

Pour éviter un rejet du budget, Lecornu a annoncé une hausse de 50 euros par mois en moyenne de la prime d'activité, bénéficiant à plus de trois millions de ménages modestes. Une mesure qui marque un revirement par rapport au projet initial, qualifié d'« erreur » par le chef du gouvernement. « Le budget doit être du côté des travailleurs », a-t-il déclaré, reconnaissant implicitement les pressions exercées par les syndicats et les partis de gauche.

Autre concession : le maintien des bourses étudiantes et la généralisation du repas universitaire à un euro, une promesse faite aux socialistes et aux organisations étudiantes. « Ce budget doit donner une priorité à la jeunesse », a insisté Lecornu, alors que la crise du logement et la précarité étudiante alimentent les tensions sociales.

Un budget sous surveillance européenne

Malgré ces annonces, le gouvernement peine à rassembler une majorité. Le déficit public, initialement prévu à 4,7 % du PIB, a été révisé à la hausse (5 %), une situation qui pourrait attirer les critiques de Bruxelles. « Nous avons un budget responsable », a affirmé Lecornu, mais l'opposition de droite et d'extrême droite a déjà annoncé son intention de le rejeter.

La droite et l'extrême droite en ordre de bataille

Marine Le Pen et Jordan Bardella ont dénoncé un « budget de capitulation », tandis que Jean-Luc Mélenchon a exigé des mesures plus fortes contre la spéculation immobilière. « Lecornu cède aux lobbies, pas aux citoyens », a critiqué le leader insoumis, réclamant une réforme fiscale plus radicale.

Logement et écologie : des promesses sous conditions

Le gouvernement a également annoncé des mesures en faveur du logement, avec une augmentation de 400 millions d'euros pour les bailleurs sociaux, une demande des socialistes. Mais les associations dénoncent l'absence de mesures concrètes contre la spéculation immobilière, un sujet qui cristallise les tensions en France.

Sur le plan écologique, Lecornu a promis 200 millions d'euros pour le Fonds vert et le maintien de MaPrimeRénov', mais les écologistes jugent ces annonces insuffisantes face à l'urgence climatique.

Un gouvernement en perte de vitesse

Alors que la crise des vocations politiques s'aggrave, le gouvernement Lecornu II peine à imposer son agenda. Les annonces de vendredi montrent une stratégie de survie politique, mais l'opposition de droite et d'extrême droite semble déterminée à bloquer le budget. « Nous n'abandonnons pas notre méthode », a déclaré Lecornu, mais l'échec de sa stratégie pourrait accélérer la crise institutionnelle.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (9)

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Etchecopar

il y a 1 mois

Nooooon mais sérieux ??? 1€ le repas étudiant ??? Et après on va nous dire qu'on peut pas augmenter les salaires ??? Ptdr...

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Kerlouan

il y a 1 mois

La droite bloque, mais bon, ils bloquent toujours tout. Le pire, c'est qu'ils ont souvent raison sur le fond, mais ils sont incapables de proposer autre chose que du 'non'. Bref, la France dans toute sa splendeur.

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Cynique bienveillant

il y a 1 mois

Le problème, c'est que ces mesures sont présentées comme des solutions alors qu'elles ne font que reporter les problèmes. La hausse de la prime d'activité, c'est bien, mais sans réforme structurelle, ça ne servira à rien. Et puis, qui va payer la facture ?

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germinal

il y a 1 mois

Comme d'hab, on promet des mesures sociales pour calmer le jeu, mais au final, c'est toujours les mêmes qui trinquent. Moi, j'ai connu ça en 83, en 95, en 2003... Bref, rien ne change.

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Ingénieur perplexe

il y a 1 mois

En mode 'on va faire plaisir à tout le monde' mais sans réfléchir aux conséquences. La prime d'activité, c'est bien, mais si on augmente les allocations sans augmenter les recettes, on va droit dans le mur. Bref, le budget 2026, c'est comme un crédit à la consommation : ça fait plaisir sur le moment, mais après...

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Izarra

il y a 1 mois

1€ le repas étudiant... et après on s'étonne que le déficit flambe. La droite a raison de bloquer, mais c'est trop tard, le mal est fait.

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Apollon 6

il y a 1 mois

@izarra Tu dis que la droite a raison de bloquer, mais est-ce que bloquer sans proposer des alternatives, c'est vraiment une solution ? Moi je pense que c'est juste une façon de gagner du temps en attendant les élections.

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N

Nolwenn de Nivernais

il y a 1 mois

Lecornu tente de calmer la grogne sociale avec des mesures symboliques, mais le déficit qui explose montre bien que c'est du rafistolage. La droite bloque parce qu'elle sait que ces mesures ne résoudront rien sur le fond. On est dans une logique de court terme qui va nous coûter cher. Dommage.

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Ainhoa

il y a 1 mois

@nolwenn-de-nivernais Exactement ! Et après on va nous dire que c'est la faute aux 'assistés'. Franchement, c'est du grand n'importe quoi.

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