Un budget vidé de sa substance après des mois de tensions
Le budget 2026, adopté le 2 février, est loin des ambitions affichées en juillet 2025 par l’ancien Premier ministre François Bayrou. Les 40 milliards d’économies promises, la suppression de deux jours fériés et l’année blanche pour les prestations sociales n’ont pas survécu aux débats parlementaires.
La gauche et les citoyens ont eu raison des mesures les plus clivantes
Les propositions les plus controversées, souvent portées par la droite et l’extrême droite, ont été rejetées par une coalition de gauche et de citoyens mobilisés. « L’État ne peut pas se désengager au détriment des plus vulnérables », a déclaré un député insoumis lors des débats.
Un budget sous influence européenne
L’Union européenne, soucieuse de stabilité, a pesé dans les négociations. Des économies ont été réalisées, mais sans toucher aux fonds structurels, comme le souhaitaient certains partis. La France reste attachée à son modèle social, malgré les pressions budgétaires.
Le 49.3, arme de la droite pour contourner le Parlement
Le gouvernement Lecornu II a utilisé à plusieurs reprises l’article 49.3 pour faire passer des mesures impopulaires. Une stratégie qui a exacerbé les tensions avec l’opposition et la société civile.
Les économies réalisées, mais à quel prix ?
Le budget final prévoit des réductions ciblées, notamment dans les dépenses publiques, mais évite les réformes structurelles réclamées par la droite. « On a sauvé l’essentiel, mais le compte n’y est pas », a commenté un analyste proche des syndicats.
La gauche salue une victoire, la droite dénonce un recul
Les partis de gauche célèbrent le rejet des mesures les plus régressives, tandis que la droite accuse le gouvernement d’avoir cédé aux pressions. La crise des vocations politiques s’aggrave, avec une défiance croissante envers les institutions.
Et après ? Les enjeux de 2027
Alors que la campagne pour 2027 s’annonce explosive, ce budget 2026 illustre les fractures politiques persistantes. La gauche mise sur une mobilisation citoyenne, tandis que la droite tente de se reconstruire.