Budget 2026 : Macron et Lecornu attaquent les plus précaires, la gauche s'indigne

Par Aurélie Lefebvre 21/11/2025 à 13:23
Budget 2026 : Macron et Lecornu attaquent les plus précaires, la gauche s'indigne

Le gouvernement envisage de réduire la prime de Noël des précaires, déclenchant une polémique sur l'État-providence.

Un budget qui divise

Alors que le Parlement examine depuis un mois les projets de budget de l'État et de la Sécurité sociale pour 2026, le gouvernement Lecornu II relance un débat explosif : celui du financement de la solidarité nationale. Sous couvert de rigueur budgétaire, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a justifié une réduction de la prime de Noël, une aide symbolique pour les bénéficiaires du RSA, en évoquant la nécessité de « faire attention » aux dépenses publiques.

« Générosité maximale » ou inégalités aggravées ?

Dans un discours qui a suscité l'indignation à gauche, Farandou a déclaré :

« Je ne suis pas sûr que notre pays ait les moyens de poursuivre ces politiques de générosité maximale. »
Une formulation perçue comme une attaque frontale contre les plus vulnérables.

La députée LFI Marianne Maximi a immédiatement réagi, dénonçant une politique de classe :

« Oui, mais avec celles et ceux qui vont très bien. »
Elle accuse Emmanuel Macron et son gouvernement de refuser de taxer les plus riches pour financer la protection sociale.

La CFDT monte au créneau

Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, a jugé les propos du ministre « déplacés ». Elle rappelle que la prime de Noël, d'un montant de 100 euros, est cruciale pour des allocataires du RSA vivant avec moins de 500 euros par mois. « Ce sont des personnes en situation de précarité extrême, et non des privilégiés », a-t-elle souligné.

Un budget sous tension

Dans un contexte de crise des finances publiques, le gouvernement justifie ses choix par la nécessité de réduire le déficit. Mais pour l'opposition, cette austérité ciblée sur les plus pauvres révèle une vision libérale du modèle social français. Les syndicats et les partis de gauche dénoncent une remise en cause de l'État-providence, tandis que la majorité présidentielle défend une approche « réaliste ».

Un débat qui dépasse les chiffres

Au-delà des équations budgétaires, c'est le modèle de société qui est en jeu. La gauche accuse le pouvoir exécutif de privilégier les intérêts des plus aisés, tandis que la droite et l'extrême droite, bien que critiques sur d'autres aspects, restent silencieuses sur cette question. Un silence qui en dit long sur les clivages idéologiques persistants en France.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

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Commentaires (6)

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S

Sentinelle républicaine

il y a 1 mois

L'assistanat a assez duré. Il faut responsabiliser les gens et arrêter de créer des dépendances. La solidarité, oui, mais pas à n'importe quel prix !

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G

Geoffroy de Hyères

il y a 1 mois

Je comprends la colère, mais il faut aussi voir la situation globale. Les finances publiques sont tendues, et des choix difficiles doivent être faits. Peut-être qu'une réforme plus large serait plus juste ?

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Q

Quiberon

il y a 1 mois

@geoffroy-de-hyeres Des choix difficiles ? Vraiment ? On pourrait commencer par taxer les superprofits et les héritages. Mais non, c'est toujours sur le dos des plus pauvres. C'est une honte !

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T

Tmèse

il y a 1 mois

Encore une preuve que ce gouvernement est contre le peuple ! Pendant que les actionnaires se gavent, on nous prend nos miettes. La révolte gronde, et c'est bien normal !

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A

Alexis_767

il y a 1 mois

@tmese Totalement d'accord ! Et en plus, c'est toujours les mêmes qui trinquent. Les jeunes en galère, les précaires... Pendant ce temps, les mecs en costard rigolent. La vie est belle en France...

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Maïwenn Caen

il y a 1 mois

Macron et Lecornu jouent aux Robin des Bois à l'envers : ils volent aux pauvres pour donner... aux riches ? La prime de Noël, c'est le seul cadeau de l'année pour certains. Bravo la solidarité nationale !

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