Le RN met la pression sur le gouvernement face à la hausse des prix
Alors que la guerre au Moyen-Orient fait grimper les prix du carburant, le Rassemblement national (RN) accuse le gouvernement de ne pas protéger les Français. Julien Odoul, porte-parole du parti, a exhorté l'État à réduire les taxes sur l'énergie, dénonçant un système qui profite des crises pour renflouer les caisses publiques.
Un fardeau fiscal insupportable
Selon Odoul, 60% du prix des carburants en France est constitué de taxes, une situation qu'il juge inadmissible. Le RN propose de réduire la TVA de 20% à 5,5%, une mesure qui, selon lui, rapporterait 150 à 200 euros par mois aux ménages.
L'Europe comme bouc émissaire
Le porte-parole du RN a critiqué le cadre européen, affirmant que le prix de l'électricité est artificiellement lié à celui du gaz. Il réclame un prix français de l'électricité, plus adapté aux besoins nationaux.
Nous demandons un vrai prix français de l'électricité qui, aujourd'hui, ne correspond ni à notre production, ni à nos besoins.
Un gouvernement impuissant ?
Face aux déclarations du ministre de l'Économie Roland Lescure, assurant qu'il n'y a aucun risque de pénurie, Odoul reste sceptique. Il constate déjà une hausse de 15 à 20 centimes à la pompe dans sa circonscription, une preuve, selon lui, de l'impuissance du gouvernement.
La guerre en Iran, un prétexte ?
Le RN accuse l'exécutif de se servir des tensions au Moyen-Orient pour justifier une hausse des prix. Odoul dénonce un système où l'État s'engraisse sur le dos des Français, notamment dans les zones rurales où la voiture reste indispensable.
Une stratégie politique assumée
Cette offensive du RN s'inscrit dans une stratégie politique visant à capitaliser sur les difficultés économiques. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont déjà inclus cette baisse des taxes dans leur programme pour 2027, une mesure phare pour séduire l'électorat populaire.
Macron sous pression
Alors que le président Emmanuel Macron et son Premier ministre Sébastien Lecornu restent silencieux sur le sujet, l'opposition ne cesse de monter au créneau. Les Français, déjà touchés par l'inflation, pourraient bien faire payer leur mécontentement aux urnes.