Une ministre engagée contre les extrêmes
Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, a fermement condamné la violence politique lors d'une interview récente, soulignant que la politique doit servir l'intérêt général et non les divisions. « La violence n'a pas sa place en politique », a-t-elle déclaré, critiquant aussi bien l'ultra-droite que l'ultra-gauche.
Un remaniement gouvernemental sous tension
Alors que le gouvernement Lecornu III s'installe, la ministre a salué l'arrivée de nouveaux profils, comme Catherine Pégard à la Culture, tout en appelant à une politique maritime intégrée. « La mer concerne tous les ministères », a-t-elle rappelé, évoquant les enjeux énergétiques et professionnels.
La pêche face au réchauffement climatique
Interrogée sur la réduction des quotas de maquereau, Chabaud a justifié ces mesures par la préservation des ressources, face aux migrations d'espèces causées par le réchauffement.
« Nous avons réussi à préserver 2 000 tonnes de quota malgré les tensions européennes », a-t-elle affirmé, tout en reconnaissant que certains États du Nord ne respectent pas les règles.
Pêche de loisir : un effort collectif nécessaire
La limitation à cinq maquereaux par jour pour les pêcheurs amateurs a suscité des critiques, mais la ministre assume cette décision : « Chacun doit contribuer à l'effort collectif ». Elle a toutefois promis des ajustements si les stocks évoluent favorablement.
Un Salon de l'Agriculture élargi
Chabaud a plaidé pour rebaptiser le Salon de l'Agriculture en « Salon de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Aquaculture », soulignant l'importance des produits locaux face à une importation massive (80 % des produits de la mer consommés en France).
La mer, enjeu européen et climatique
La ministre a rappelé que les défis maritimes dépassent les frontières, avec des tensions européennes persistantes sur les quotas. Elle a salué le rôle de l'UE dans la régulation, tout en critiquant les pays qui « ne jouent pas le jeu ».