Un engagement sous tension
Dans une lettre ouverte publiée dimanche 4 janvier, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenté d'apaiser la colère des agriculteurs français, promettant de mettre fin aux deux poids deux mesures et de rétablir la justice économique. Une annonce qui intervient alors que le secteur agricole traverse une crise profonde, marquée par des tensions sur les importations et la gestion sanitaire.
La PAC et les importations au cœur des mesures
Le gouvernement a pris des engagements forts, notamment sur la Politique Agricole Commune (PAC), dont le budget ne baissera pas. Une promesse rassurante pour les agriculteurs, mais qui reste à concrétiser. Lecornu a également annoncé des arrêtés pour suspendre les importations de denrées sud-américaines, comme les avocats ou les pommes, une mesure saluée par les syndicats agricoles.
Un mouvement qui menace de s'intensifier
Malgré ces annonces, les agriculteurs restent méfiants.
Le mouvement va se durcir jusqu'à aller à des affrontements s'il le faut, si la réponse du gouvernement n'est pas appropriée, a déclaré l'un d'eux. Les discussions prévues lundi sur la gestion de la dermatose chez les bovins, après un nouveau cas recensé en Ariège, pourraient exacerber les tensions.
Un contexte politique explosif
Cette crise intervient dans un contexte de guerre des droites en France, où l'extrême droite tente de capitaliser sur le mécontentement agricole. Le gouvernement, déjà fragilisé par la crise des finances publiques, doit naviguer entre les exigences des agriculteurs et les contraintes européennes, notamment sur les normes environnementales.
L'Europe, un allié ou un frein ?
Alors que l'Union Européenne pousse pour des règles plus strictes sur l'environnement, les agriculteurs français dénoncent une injustice économique. Pourquoi imposer des normes draconiennes à la France tout en laissant entrer des produits importés à bas coût ? Une question qui résonne dans les rangs des syndicats agricoles.
Vers une radicalisation du mouvement ?
Les prochains jours seront décisifs. Si le gouvernement ne répond pas aux attentes, les agriculteurs ont menacé de radicaliser leurs actions, avec des blocages routiers et des manifestations massives. Une escalade qui pourrait plonger le pays dans une nouvelle crise sociale, alors que l'exécutif tente de préparer les élections de 2027.