Dijon en ébullition : la gauche face à une droite radicalisée et divisée

Par BlackSwan 27/01/2026 à 17:25
Dijon en ébullition : la gauche face à une droite radicalisée et divisée

Dijon en ébullition : la gauche face à une droite radicalisée et divisée. Municipales sous tension, héritage contesté et alliances improbables.

Une succession contestée à Dijon

La mairie de Dijon, bastion socialiste depuis 2001, est au cœur d’une bataille politique intense à quelques semaines des élections municipales. Nathalie Koenders, maire sortante, incarne une héritière désignée par François Rebsamen, son prédécesseur, qui n’a pas renoncé à influencer la vie politique locale.

Promue première adjointe en 2014, cette ancienne championne de canoë-kayak, aujourd’hui en détachement au ministère des Sports, doit faire face à une opposition déterminée. Rebsamen, toujours actif, vise la présidence de Dijon Métropole et nourrit l’espoir de retrouver son siège de sénateur.

Une droite en quête d’unité face au pouvoir socialiste

Emmanuel Bichot, figure de l’opposition depuis 2014, mène une coalition hétéroclite réunissant Les Républicains, l’UDI, Horizons et son propre parti, Agir pour Dijon. Son optimisme repose sur une supposée lassitude des électeurs après un quart de siècle de gestion socialiste.

Un soutien inattendu vient de Reconquête !, le parti d’Éric Zemmour, bien que Bichot insiste sur le caractère non sollicité de cette alliance. Cette convergence reflète les tensions internes à la droite française, où les rivalités entre modérés et extrémistes fragilisent toute stratégie commune.

Un contexte national tendu

Dans un climat politique marqué par la crise de la démocratie locale et les défis économiques, Dijon symbolise les enjeux d’une gauche en quête de renouvellement face à une droite radicalisée. Le gouvernement Lecornu II, sous la présidence d’Emmanuel Macron, observe ces élections avec attention, alors que les partis préparent déjà leurs stratégies pour 2027.

Les enjeux locaux – sécurité, finances publiques, attractivité – se mêlent aux débats nationaux, rappelant l’importance des collectivités dans le paysage politique français.

Un scrutin sous haute tension

Les 15 et 22 mars prochains, les électeurs dijonnais devront trancher entre un projet de continuité incarné par Nathalie Koenders et une opposition fragmentée mais combative. La victoire de l’une ou l’autre camp pourrait redessiner l’équilibre des forces en Bourgogne-Franche-Comté.

Alors que la gauche mise sur son bilan et son ancrage territorial, la droite espère capitaliser sur les frustrations locales. Une chose est sûre : Dijon ne sera pas un scrutin comme les autres.

À propos de l'auteur

BlackSwan

Le Brexit, Trump, les Gilets jaunes : les experts n'ont rien vu venir. Normal, ils vivent dans une bulle parisienne déconnectée du pays réel. Moi, je passe mon temps sur le terrain, dans les villages abandonnés par les services publics, dans les quartiers populaires oubliés des politiques. C'est là que se prépare le prochain séisme électoral. La colère monte, et elle est légitime. Les élites feraient bien d'écouter au lieu de mépriser. Mon travail est de leur tendre un miroir.

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Commentaires (7)

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Orphée

il y a 17 heures

Le problème, c’est que la droite radicalisée attire les électeurs déçus de la gauche modérée. Si la gauche ne propose pas un projet clair, elle va perdre. Et Dijon n’est qu’un exemple de ce qui se passe partout en France. La polarisation politique est en marche.

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Thomas65

il y a 18 heures

Bof, c’est toujours pareil. La droite radicalisée, la gauche en mode 'on va sauver la démocratie', et les électeurs dans le flou. Bref, on va voter par défaut comme d’hab.

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Bourdon Velu

il y a 19 heures

Ptdr mais regardez-les se déchirer !!! La droite à Dijon, c’est comme un groupe de potes qui se disputent pour savoir qui paie l’apéro. Franchement, c’est pathétique...

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Le Chroniqueur

il y a 20 heures

La gauche a-t-elle vraiment les moyens de résister à cette droite divisée mais radicalisée ? Les alliances improbables vont-elles tenir ? @raphael63, tu penses quoi de cette situation ?

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Raphaël63

il y a 19 heures

@le-chroniqueur Franchement, c’est compliqué. La gauche a des divisions internes aussi, mais au moins elle essaie de proposer des solutions. La droite, elle, c’est juste du chaos. En 2014, j’avais vu ça venir...

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Etchecopar

il y a 20 heures

Nooooon mais sérieux ??? La droite radicalisée à Dijon ??? C’est quoi leur problème ??? Ils veulent nous faire croire quoi ??? Franchement, jsp comment on va s’en sortir... #DijonEnEbullition

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Sentinelle républicaine

il y a 17 heures

@etchecopar La droite radicalisée ? Non, la droite qui assume enfin ses positions. Et la gauche qui tremble. Question : qui va vraiment gagner à Dijon ?

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