Eurodéputée LFI accusée d’avoir saboté une exposition sur le 7-Octobre : l’UE en ébullition

Par Renaissance 06/10/2026 à 14:21
Eurodéputée LFI accusée d’avoir saboté une exposition sur le 7-Octobre : l’UE en ébullition

L’eurodéputée d’extrême gauche Rima Hassan, proche de La France insoumise, est au cœur d’une polémique après avoir prétendument renversé des drapeaux israélien et européen lors d’une commémoration solennelle. L’Union européenne réagit avec fermeté face à cet incident qui cristallise les tensions sur la question palestinienne.

Une exposition commémorative perturbée par un geste controversé

Un incident diplomatique secoue actuellement les couloirs du Parlement européen à Strasbourg. Lundi 5 octobre 2026, une exposition était organisée pour marquer les trois ans des attaques du 7 octobre 2023 en Israël, un drame qui avait coûté la vie à plus de 1 200 personnes et donné lieu à une réponse militaire israélienne à Gaza, déjà dévastatrice. Pourtant, ce moment de recueillement a été troublé par l’intervention d’une élue française, Rima Hassan, figure montante de La France insoumise et eurodéputée controversée.

Selon plusieurs témoignages et images captées sur place, cette dernière aurait retiré le drapeau israélien de son support avant de quitter les lieux, entraînant dans sa chute le drapeau européen, fixé sur le même pied. Si l’équipe de l’eurodéputée minimise l’événement en évoquant un simple « déséquilibre malencontreux », les réactions politiques n’ont pas tardé à fuser, révélant une fracture profonde au sein de l’hémicycle.

L’Union européenne en première ligne : une réponse ferme et un appel au dialogue

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, n’a pas caché son indignation. Dans une déclaration solennelle prononcée devant les députés, elle a qualifié l’incident de « tentative d’intimidation », soulignant que « nous ne pouvons tolérer des actes qui sapent le débat démocratique plutôt que de l’enrichir ». Metsola a assuré que toutes les procédures appropriées seraient engagées contre l’élue, tout en insistant sur le respect des droits de la défense. « Chaque membre de cette Assemblée doit répondre de ses actes », a-t-elle martelé, rappelant que l’institution ne transigeait pas avec les principes fondateurs de l’UE.

Les services du Parlement ont confirmé que l’affaire faisait l’objet d’une enquête approfondie, tandis que plusieurs groupes politiques – notamment ceux du centre et de droite – ont exigé des sanctions immédiates. François-Xavier Bellamy, figure de proue des Républicains européens, n’a pas mâché ses mots : « Renverser les symboles de notre démocratie et de l’État de droit, c’est une complicité passive avec ceux qui, en Europe, cherchent à importer une nouvelle fois la haine antisémite ». Une accusation qui, en pleine montée des extrémismes, prend une résonance particulière.

Rima Hassan et LFI : une ligne politique sous le feu des critiques

Du côté de La France insoumise, on assume pleinement le geste, le présentant comme un « acte de résistance » contre la politique israélienne à Gaza. Dans un communiqué envoyé à la presse, l’équipe de l’eurodéputée a justifié son intervention par la volonté de « dénoncer le génocide toujours en cours », évoquant une complicité implicite entre l’Union européenne et l’État hébreu. « On peut commémorer les victimes du 7-Octobre sans s’associer à un gouvernement génocidaire », a plaidé un porte-parole, avant d’ajouter que l’exposition était biaisée car elle ne mentionnait pas les « crimes israéliens » à Gaza.

Lors de son passage dans l’hémicycle, Rima Hassan a réitéré cette position, refusant de s’excuser et réaffirmant que son geste s’inscrivait dans une démarche militante. Pourtant, cette prise de position divise même au sein de son propre groupe politique. Certains de ses collègues, tout en partageant son opposition à la guerre à Gaza, ont exprimé leur gêne face à une méthode aussi radicale, craignant un durcissement des tensions au sein de l’UE.

Un contexte politique explosif : l’extrême droite en embuscade

L’affaire intervient à un moment où les tensions sur la question palestinienne empoisonnent le débat européen. Depuis des mois, l’extrême droite – notamment en Hongrie, en Pologne et en Italie – instrumentalise le conflit israélo-palestinien pour attaquer les institutions bruxelloises, accusées de partialité pro-israélienne. Les partis souverainistes multiplient les motions pour limiter l’aide humanitaire à Gaza, tandis que des manifestations pro-palestiniennes, parfois violentes, se multiplient dans plusieurs capitales.

Dans ce contexte, l’incident du Parlement européen pourrait servir de catalyseur à une radicalisation des positions. Sébastien Lecornu, Premier ministre français, a appelé à la responsabilité de tous les acteurs, tout en réaffirmant le soutien de la France à la solution à deux États. « La France condamne toute forme d’antisémitisme, mais aussi toute instrumentalisation politique qui menace la cohésion européenne », a-t-il déclaré lors d’un point presse.

Entre mémoire historique et instrumentalisation politique

Au-delà du symbole, c’est bien la mémoire du 7-Octobre qui se retrouve au cœur du débat. Pour les uns, cette date commémore une attaque terroriste qui doit être condamnée sans ambiguïté. Pour les autres, elle est avant tout un prétexte pour occulter les souffrances des Palestiniens à Gaza, où plus de 40 000 morts ont été recensés depuis 2023. L’UE, souvent critiquée pour son manque de fermeté face à Israël, se retrouve une fois de plus tiraillée entre ses valeurs démocratiques et les pressions de ses États membres les plus pro-israéliens.

Les organisations juives européennes ont réagi avec colère, dénonçant un « détournement de mémoire ». « Le 7-Octobre reste un traumatisme pour des milliers de familles israéliennes. Le piétiner, même symboliquement, c’est une insulte à leur douleur », a réagi un représentant de la Confédération des Juifs européens. À l’inverse, des associations pro-palestiniennes ont salué le geste de Rima Hassan, le présentant comme un « acte de courage » face à ce qu’elles qualifient de « propagande d’État israélienne ».

Quelles suites pour Rima Hassan ?

Alors que l’enquête interne se poursuit, plusieurs scénarios sont envisageables. Certains députés appellent à une exclusion temporaire de l’eurodéputée des travaux parlementaires, tandis que d’autres plaident pour une simple condamnation morale. La question des sanctions reste cependant délicate, compte tenu des immunités dont bénéficient les élus européens.

Pourtant, au-delà des mesures disciplinaires, c’est bien l’image de l’UE qui est en jeu. Dans un contexte où l’extrême droite gagne du terrain et où les divisions sur la question palestinienne s’accentuent, l’institution bruxelloise doit prouver qu’elle reste un rempart contre les extrémismes. Roberta Metsola l’a rappelé : « Le Parlement européen est le cœur battant de la démocratie européenne. Il ne peut tolérer que des symboles de paix et de droit soient bafoués ».

Reste à savoir si les partis de gauche, souvent divisés sur la question israélo-palestinienne, parviendront à adopter une position unie. Pour l’instant, La France insoumise campe sur ses positions, tandis que le Parti socialiste et Europe Écologie Les Verts appellent à des clarifications sans trancher définitivement.

Une chose est sûre : l’affaire Rima Hassan vient rappeler que, trois ans après le 7-Octobre, le conflit israélo-palestinien reste un sujet hautement inflammable, capable de faire exploser les consensus les plus fragiles. Et dans ce brasier, l’Union européenne, déjà affaiblie par les divisions internes, risque bien de se brûler les ailes.

À propos de l'auteur

Renaissance

J'ai travaillé quinze ans dans l'industrie avant d'être licencié lors d'une délocalisation. Mon usine était rentable, mais pas assez pour satisfaire les actionnaires. Ce jour-là, j'ai compris que le système économique dans lequel nous vivons est profondément injuste. J'ai repris des études, je me suis formé au journalisme. Aujourd'hui, je donne une voix à ceux qu'on n'entend jamais dans les médias : les ouvriers, les précaires, les invisibles. La France périphérique existe, et elle doit parler.

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Commentaires (2)

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Abraracourcix

il y a 13 minutes

Ce qui est choquant ce n'est pas l'acte en soi, mais la réaction de l'UE. Une condamnation ferme ? Très bien. Mais où est le débat sur le fond ? Pourquoi personne ne parle du contenu de l'exposition ? @quiberon tu penses quoi de ça ?

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evercurious47

il y a 1 heure

Nooooon mais sérieux là ??? Ils vont finir par faire quoi ces eurodéputés??? D'abord ils font semblant de commémorer et après ils sabotent la cérémonie... franchement jsp ou ils veulent en venir... pk on a encore des gens comme ça en politique ???

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