Féminisation des rues : la gauche en marche, la droite en retard

Par Anadiplose 11/01/2026 à 07:20
Féminisation des rues : la gauche en marche, la droite en retard

Féminisation des rues : la gauche accélère, la droite freine. Simone Veil, Rosa Parks... Les noms de femmes s'imposent dans les villes progressistes.

Une révolution symbolique en marche

Rue Simone-Veil, square Rosa-Parks, école Simone-de-Beauvoir... Les noms de femmes s'affichent désormais sur les plaques des nouvelles voies françaises. Une tendance qui s'impose dans les villes dirigées par la gauche, tandis que les municipalités de droite traînent des pieds.

Paris, pionnière d'une lutte inachevée

C'est en 2001, sous la mairie socialiste de Bertrand Delanoë, que Paris a pris l'initiative de féminiser l'espace public. Une démarche saluée par les associations féministes, mais qui reste insuffisante face à l'héritage patriarcal des noms de rues.

« Il encourageait les élus d'arrondissement à faire des propositions pour féminiser les noms des rues et des équipements publics »

Un bilan contrasté

Si certaines villes comme Lyon ou Marseille ont suivi le mouvement, d'autres, souvent dirigées par la droite, peinent à s'y mettre. Les Décodeurs révèlent que seulement 3% des voies françaises portent le nom d'une femme, un chiffre qui cache de fortes disparités territoriales.

La gauche en première ligne

Les municipalités dirigées par la gauche, souvent soutenues par des mouvements féministes locaux, multiplient les initiatives. À Clichy-sous-Bois, la piscine Rosa-Parks symbolise cette volonté de rendre visibles les figures féminines trop souvent oubliées.

Des actions militantes pour accélérer le changement

Face à la lenteur des institutions, des collectifs recourent à des actions symboliques, comme le recouvrement des plaques de rues par des noms de femmes. Une stratégie qui a permis de faire bouger les lignes, notamment après l'enquête choc de Soroptimist en 2014.

Un enjeu démocratique et européen

Cette féminisation des espaces publics s'inscrit dans une dynamique plus large de reconnaissance des droits des femmes. La France, souvent critiquée pour son retard en matière d'égalité, tente de se rattraper. Une avancée qui pourrait inspirer d'autres pays européens, à l'heure où la droite radicale tente de freiner ces progrès.

Alors que le gouvernement Lecornu II multiplie les déclarations sur la modernisation de la société, la question de la parité dans l'espace public reste un marqueur fort des divisions politiques françaises.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (11)

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R

Raphaël63

il y a 6 heures

Moi je trouve ça bien, mais faut pas oublier que le vrai problème, c'est l'égalité salariale et les violences faites aux femmes. Les rues, c'est sympa, mais c'est pas la priorité...

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I

Ironiste patenté 2022

il y a 6 heures

Ptdr, la droite a peur que les rues deviennent trop féminines... Genre, c'est quoi le problème ??? Ils ont peur de perdre leur masculinité ??? LOL

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L

LogicLover

il y a 7 heures

En Suède, ils ont commencé il y a 20 ans. Résultat : 40% des rues portent des noms de femmes. La France a du retard, mais c'est pas une mauvaise chose.

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E

Etchecopar

il y a 7 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent changer les noms des rues pk ??? C'est quoi la suite ??? On change les noms des gens ??? LOL

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P

Postulat

il y a 7 heures

Comme d'hab, on fait du bruit pour rien. Dans 10 ans, personne ne se souviendra des noms de ces rues...

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H

Hermès

il y a 8 heures

La question n'est pas seulement politique, mais aussi historique. En France, on a longtemps privilégié les hommes dans l'espace public. Cette mesure tente de corriger un biais séculaire, mais elle se heurte à des résistances culturelles profondes.

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M

Malo du 40

il y a 8 heures

Dans ma ville, ils ont mis une rue Simone Veil. Super ! Mais le problème, c'est que personne ne sait qui c'était avant la polémique. Bref, ça reste du cosmétique...

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P

Prologue48

il y a 6 heures

@malo-du-40 Mais si les gens ne connaissent pas Simone Veil, c'est justement une raison de plus pour le faire ! L'éducation passe aussi par l'espace public.

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Alexandrin

il y a 9 heures

Encore un sujet où la gauche fait du symbole et la droite fait du symbole inverse. Pendant ce temps, les rues restent mal entretenues...

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A

Augustin Bocage

il y a 9 heures

La féminisation des noms de rues est un marqueur politique clair. Les villes dirigées par la gauche adoptent massivement cette mesure, tandis que la droite, plus conservatrice, freine des quatre fers. Pourquoi cette divergence ? Est-ce par conviction ou par peur de perdre une partie de leur électorat ?

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T

TruthSeeker

il y a 8 heures

@augustin-bocage Exactement ! Mais est-ce que ça change vraiment quelque chose pour les femmes ? Ou c'est juste du greenwashing politique ?

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