François Hollande exclut toute alliance avec LFI pour le second tour
L'ancien président socialiste, François Hollande, a exprimé lundi 16 mars son opposition catégorique à toute alliance entre le Parti socialiste (PS) et La France insoumise (LFI) en vue du second tour des élections municipales. Dans une interview accordée à France Inter, il a affirmé que LFI n'était pas en mesure de remporter des villes, à l'exception de Saint-Denis et potentiellement Roubaix.
Un électorat insoumis en déclin
Selon Hollande, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ne représente que 12 à 14% des voix dans ce scrutin, un score inférieur à celui obtenu lors de la présidentielle. Il critique vivement la stratégie de LFI de se maintenir partout, alors même qu'elle invoque un « front antifasciste ».
Pas d'alliance, mais des appels au retrait
L'ancien chef de l'État refuse toute fusion des listes, même dans les villes où le PS arrive en tête.
« Dans les villes où LFI est en tête, soit on se retire, soit on maintient nos candidats, mais il n'y aura pas d'alliance »,a-t-il déclaré. Il appelle explicitement les candidats insoumis à se retirer, citant l'exemple de Marseille où Sébastien Delogu, candidat LFI, appelle à une fusion avec le socialiste Benoît Payan.
Olivier Faure conteste la position de Hollande
Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a immédiatement réagi en affirmant que les socialistes étaient « en mesure de l'emporter au second tour » dans des villes comme Paris, Marseille et Nantes. Il a exclu toute alliance nationale avec LFI, soulignant que « au premier comme au second tour, il n'y aura pas d'accord ».
Stratégie de mobilisation sans compromis
François Hollande propose une alternative : mobiliser les électeurs de gauche sans fusionner les listes. Il cite en exemple Nantes, Brest et Rennes, où il invite les électeurs insoumis à voter socialiste pour « préserver une politique de gauche ».
Un second tour sous tension
Alors que le gouvernement Lecornu II observe ces tensions internes à gauche, les prochains jours seront décisifs pour la gauche française. Les résultats du second tour pourraient redessiner le paysage politique local, avec des enjeux majeurs pour la démocratie locale.