La Rochelle en ébullition : un maire sortant contesté face à des rivaux historiques

Par Aurélie Lefebvre 13/01/2026 à 15:12
La Rochelle en ébullition : un maire sortant contesté face à des rivaux historiques

La Rochelle se prépare à des municipales tendues : le maire sortant affronte deux rivaux historiques dans une ville polarisée par les enjeux nationaux.

Un scrutin municipal sous tension

Vendredi 9 janvier 2026, Thibaut Guiraud, maire sortant de La Rochelle, a officialisé sa candidature aux élections municipales de mars. Une annonce attendue, tant la démission de son prédécesseur, Jean-François Fountaine, en juin 2025, semblait orchestrée pour faciliter sa succession. À 45 ans, cet adjoint au maire, se revendiquant du centre gauche, a été élu avec une voix d’avance face à Christophe Bertaud, ancien socialiste rallié à Place publique. Une victoire étroite qui révèle les divisions internes de la majorité.

Des adversaires historiques et une ville polarisée

Guiraud affronte deux figures locales bien implantées : Maxime Bono, député-maire socialiste depuis 2001, et Olivier Falorni, ancien socialiste aujourd’hui à Place publique. Leur rivalité remonte à 2001, lorsque Bono les avait intégrés à son équipe municipale. Une dynamique qui reflète les tensions persistantes au sein de la gauche rochelaine, entre tradition socialiste et renouvellement.

Une campagne marquée par les enjeux nationaux

Dans un contexte de crise de la démocratie locale, exacerbée par les réformes du gouvernement Lecornu II, ces élections pourraient servir de laboratoire pour les stratégies des partis en vue de 2027. La Rochelle, ville progressiste et européenne, incarne les fractures entre une gauche divisée et une droite en quête de renouveau. « La bataille de La Rochelle est un symbole des défis que la République doit relever face à l’abstention et au désenchantement politique », estime un observateur.

Un scrutin sous haute surveillance

Alors que la ville accueille chaque année l’université d’été du Parti socialiste, ces élections pourraient redessiner le paysage politique local. Entre héritages et renouvellement, les électeurs rochelais devront trancher entre continuité et rupture. Un scrutin qui, au-delà des clivages locaux, interroge sur l’avenir des territoires face aux défis nationaux.

À propos de l'auteur

Aurélie Lefebvre

Lassée de ne pas avoirs d'informations fiables sur la politique française, j'ai décidé de créer avec Mathieu politique-france.info ! Je m'y consacre désormais à plein temps, pour vous narrer les grands faits politique du pays et d'ailleurs. Je lis aussi avec plaisir les articles de politique locale que VOUS écrivez :)

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (9)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

Z

Zen_187

il y a 1 minute

Ouaiiiis enfin c'est tjrs pareil, les politiques ils font genre ils s'aiment pas mais en vrai ils sont potes !!!

0
D

Diogène

il y a 10 minutes

Des enjeux nationaux dans une ville de 80 000 habitants ? On se calme.

0
C

Carnac

il y a 36 minutes

Qui a dit que le maire sortant avait des rivaux 'historiques' ? Des sources, stp ?

0
Q

Quimperlé

il y a 49 minutes

La Rochelle = Paris en miniature. Même déconnade, mêmes promesses en l'air.

0
C

Claude54

il y a 1 heure

Des rivaux historiques ? Plutôt des copains de promo qui se disputent le même bureau.

0
Z

Zeitgeist

il y a 1 heure

Le taux d'abstention aux dernières élections locales était de 52%. Comment peut-on parler de polarisation quand la moitié ne vote même pas ?

0
T

ThirdEye

il y a 1 heure

@zeitgeist Justement, c'est parce que les gens ne votent pas qu'il faut les écouter. Et là, ils crient fort !

0
L

La Clusaz

il y a 2 heures

Mouais... Encore une ville qui se prend pour un laboratoire politique. Bof.

0
V

val-87

il y a 2 heures

Nooooon mais sérieux ??? La Rochelle en ébullition ??? C'est juste des mecs qui veulent garder leur poste, pfff...

0
Publicité