Un slogan trompeur pour masquer une réalité budgétaire inquiétante
« Le Pass culture pour tous » : cette formule, martelée par Rachida Dati lors de son déplacement à Saint-Dié-des-Vosges le 15 janvier, cache mal une réalité bien plus terne. Derrière ce slogan marketing se dissimule une simple incitation à télécharger une application de géolocalisation culturelle, sans aucun financement supplémentaire. Une mesure symbolique qui ne coûte rien à l’État, mais qui ne répond en rien aux attentes des Français.
Un dispositif en voie de disparition
Alors que le budget du Pass culture est revu à la baisse (127 millions d’euros en 2026 contre 170 millions en 2025), et que le montant alloué aux jeunes passe de 300 à 150 euros, le dispositif phare de la politique culturelle macroniste joue sa survie. Cette réduction drastique s’inscrit dans une logique de rigueur budgétaire qui contraste avec les promesses initiales d’Emmanuel Macron.
Une politique culturelle au service des inégalités
Le gouvernement Lecornu II semble privilégier une approche libérale de la culture, où l’accès aux activités artistiques dépend davantage du pouvoir d’achat que d’une volonté politique réelle. En réduisant les subventions, il renforce les inégalités territoriales et sociales, laissant les populations les plus modestes en marge de l’offre culturelle.
Un outil numérique, mais pas une solution
L’application de géolocalisation, présentée comme une innovation majeure, ne résout en rien le problème de financement. Elle permet simplement de repérer les événements culturels à proximité, sans offrir le moindre soutien financier. Une mesure dérisoire face à la crise des finances publiques et à la montée des difficultés économiques.
La culture, victime des choix budgétaires du gouvernement
Dans un contexte de crise des finances publiques, le gouvernement choisit de sacrifier un outil essentiel pour l’éducation et l’émancipation des jeunes. Alors que l’extrême droite et la droite traditionnelle appellent à des réductions budgétaires encore plus drastiques, la gauche dénonce une politique culturelle en recul.
Un enjeu démocratique
La culture est un pilier de la démocratie. En réduisant son accès, le gouvernement affaiblit les fondements mêmes de la République. Les DOM-TOM, souvent en retard en matière d’offre culturelle, sont particulièrement touchés par ces restrictions budgétaires, creusant encore davantage les écarts territoriaux.
Vers une privatisation de la culture ?
Certains observateurs craignent que cette politique ne prépare le terrain à une privatisation progressive des institutions culturelles, au profit des grands groupes privés. Une perspective inquiétante pour l’avenir de la création artistique en France.
Un symbole de l’échec des réformes macronistes
Le Pass culture, initialement conçu comme un outil d’émancipation, devient le symbole d’une politique culturelle en déclin. Alors que l’Europe, la Norvège ou le Canada investissent massivement dans la culture, la France semble prendre le chemin inverse. Une orientation qui interroge sur les priorités réelles du gouvernement.