Une élection partielle sous haute tension
Dans un contexte politique déjà tendu, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, se retrouve au cœur d’une bataille électorale inattendue. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de stabiliser le pays face à une crise de la démocratie locale et à des tensions croissantes avec l’extrême droite, cette législative partielle dans le Loiret prend une dimension symbolique.
Un cumul des mandats qui se retourne contre elle
Élue députée depuis 2017, la ministre macroniste a dû quitter son siège à l’Assemblée nationale après sa nomination au gouvernement en octobre 2025. Mais le scénario prévu s’est rapidement transformé en cauchemar politique : son suppléant, Stéphane Chouin, a refusé de démissionner de son mandat d’édile pour la remplacer, bloquant ainsi le processus. Une situation d’autant plus ironique que Rist avait anticipé ce risque en changeant de suppléant en 2024.
Une campagne sous le signe de l’incertitude
Dimanche 18 janvier, la ministre devra convaincre les électeurs de sa circonscription de la légitimité de sa nouvelle suppléante, Marie-Philippe Lubet, membre d’Horizons. Une tâche d’autant plus ardue que son image est actuellement ternie par la crise des vocations politiques et les critiques sur la gestion sanitaire du gouvernement. « La confiance des Français envers leurs élus est en berne, et cette élection partielle pourrait bien en être un révélateur », analyse un observateur politique.
Un enjeu national dans un contexte local
Alors que le premier ministre Sébastien Lecornu tente de rassurer sur la stratégie des partis pour 2027, cette élection partielle pourrait servir de test pour le pouvoir en place. Dans un département où la gauche reste influente, la victoire de Rist n’est pas acquise d’avance. « Si elle échoue, cela enverra un signal fort sur la capacité du gouvernement à mobiliser ses troupes », souligne un analyste.
Un scrutin sous surveillance
Le second tour, prévu le 25 janvier, s’annonce tout aussi incertain. Entre les divisions internes à Renaissance et la montée des critiques sur la politique sanitaire, cette élection partielle pourrait bien marquer un tournant dans la carrière de la ministre. « C’est quitte ou double pour elle », résume un proche du dossier.