Un duel à gauche pour Paris
En tête des sondages pour les municipales parisiennes de 2026, Emmanuel Grégoire, candidat de l'union de la gauche, a critiqué jeudi 29 janvier la stratégie de sa principale rivale, Rachida Dati. Dans un entretien accordé à une matinale radiophonique, l'ex-adjoint d'Anne Hidalgo a dénoncé une « vision caricaturale » de Paris portée par la droite.
Un projet ancré dans la réalité sociale
Face à une droite qui instrumentalise selon lui la question de la propreté urbaine, Grégoire défend une approche plus nuancée.
« Ce n'est pas un procès sur la saleté de Paris, mais sur les classes populaires »,a-t-il affirmé, rejetant le « bashing » médiatique contre la capitale. Le candidat socialiste met en avant son expérience terrain, accumulée depuis 2014, et son projet axé sur la mixité sociale.
Sécurité et logement : les priorités de la gauche
Pour répondre aux inquiétudes des Parisiens, Grégoire propose un plan ambitieux : 1 000 postes supplémentaires de policiers municipaux, une police de proximité renforcée et des kiosques de sécurité dans les quartiers sensibles. Sur le logement, il promet de poursuivre la politique de construction de logements sociaux et intermédiaires, « pour protéger Paris contre la spéculation ».
Une campagne polarisée
Alors que les sondages créditent Grégoire d'environ 33% des intentions de vote, contre 29% pour Dati, le second tour s'annonce serré. Le candidat de l'union de la gauche a exclu toute alliance avec l'extrême gauche, insistant sur la nécessité d'un « rassemblement large » pour battre la droite. Une quadrangulaire au second tour opposerait probablement Dati, le candidat LR, l'insoumise Sophia Chikirou et Grégoire.
Contexte politique national
Cette campagne parisienne s'inscrit dans un contexte national marqué par la montée des tensions entre la majorité présidentielle et les oppositions. Avec un gouvernement Lecornu II fragilisé par les crises successives, les municipales pourraient servir de test pour les stratégies des partis en vue de 2027.