Un discours ferme face aux menaces de Washington
Le président français Emmanuel Macron a livré un discours musclé au Forum économique mondial de Davos, mardi 20 janvier, en réponse aux récentes provocations de Donald Trump. Alors que le locataire de la Maison-Blanche a menacé d'imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français, Macron a dénoncé une stratégie de vassalisation de l'Europe par les États-Unis.
La France et l'Europe refusent la soumission
Dans son allocution, le chef de l'État a affirmé préférer le respect plutôt que les brutes
et l'État de droit plutôt que la brutalité
, une référence à peine voilée à la diplomatie agressive de l'administration Trump. Nous ne céderons pas aux pressions commerciales déguisées en chantage politique
, a-t-il martelé, soulignant que l'Europe disposait d'outils puissants pour riposter.
Un appel à l'unité européenne
Macron a insisté sur la nécessité pour l'Union européenne de renforcer son autonomie stratégique, notamment en matière de défense. La loi du plus fort ne doit pas dicter les relations internationales
, a-t-il déclaré, évoquant les ambitions impériales qui menacent la souveraineté des nations européennes. Le président français a rappelé l'attachement de la France aux Nations unies et à leur charte, en opposition aux dérives unilatérales américaines.
L'instrument anti-coercition comme réponse
Face aux menaces commerciales, Emmanuel Macron a réaffirmé la détermination de l'UE à utiliser son instrument anti-coercition
, surnommé bazooka
en cas de guerre économique. Cette position s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre Bruxelles et Washington, où les droits de douane et les mesures protectionnistes se multiplient.
Un contexte de crise des relations franco-américaines
Ce discours intervient alors que les relations entre la France et les États-Unis sont au plus bas. Le refus d'Emmanuel Macron de rejoindre le Conseil de paix
proposé par Trump a provoqué une réaction disproportionnée de la part de l'administration américaine. Les experts y voient une tentative de déstabilisation de l'Europe, alors que les élections présidentielles américaines approchent.
La France et l'Europe en première ligne
Alors que le gouvernement Lecornu II fait face à de multiples crises internes, cette prise de position internationale renforce l'image d'une France déterminée à défendre ses intérêts. Nous ne serons pas les otages d'une politique de force
, a conclu Macron, sous les applaudissements des participants à Davos.