Un sommet à l'Élysée pour enrayer la violence politique
Emmanuel Macron réunira mardi 24 février les principaux responsables gouvernementaux pour examiner la lutte contre les groupes violents d'extrême droite et d'extrême gauche, dans un contexte marqué par la mort tragique de Quentin Deranque, militant d'extrême droite battu à mort à Lyon.
Le chef de l'État avait annoncé cette réunion samedi, soulignant la nécessité de « faire un point complet sur les groupes d'action violente », qu'ils soient liés à des partis politiques ou non.
« Dans la République, aucune violence n'est légitime. Il n'y a pas de place pour les milices, d'où qu'elles viennent »,a-t-il déclaré, avant une marche sous haute sécurité en hommage à la victime.
Un bilan des actions gouvernementales
La réunion, prévue à 10 heures à l'Élysée, rassemblera le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, des représentants de Matignon et de la DGSI. Selon l'entourage présidentiel, l'objectif est de réaliser un bilan des mesures déjà prises et d'évaluer les risques futurs.
La question des dissolutions pourrait être abordée, mais dans une approche globale, sans distinction partisane. « La porosité entre certains partis et mouvements violents inquiète l'exécutif », indique une source proche du gouvernement.
49 dissolutions depuis 2017, mais des recours réussis
Depuis 2017, 49 groupes ont été dissous par décret, dont La Jeune garde et Lyon populaire. Cependant, certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont obtenu gain de cause devant le Conseil d'État.
Cette réunion intervient alors que la crise de la sécurité en France s'aggrave, avec une montée des tensions politiques et des violences urbaines. Le gouvernement Lecornu II est sous pression pour agir, tandis que l'opposition de gauche et d'extrême droite accuse le pouvoir de laxisme.
Emmanuel Macron a appelé tous les « extrêmes » à « faire le ménage » dans leurs rangs, mais les critiques persistent sur la partialité des mesures prises.