Lyon sous tension : la mort de Quentin Deranque relance le débat sur l'extrême droite et la violence politique

Par Anadiplose 19/02/2026 à 15:15
Lyon sous tension : la mort de Quentin Deranque relance le débat sur l'extrême droite et la violence politique
Photo par Tina Bosse sur Unsplash

La mort d'un militant d'extrême droite à Lyon relance le débat sur la violence politique et l'instrumentalisation des termes comme « ultragauche » et « antifas ».

Un drame qui embrase le débat politique

La mort tragique de Quentin Deranque, militant d'extrême droite, survenue le 14 février 2026, a provoqué une onde de choc dans le paysage politique français. Deux jours après avoir été roué de coups lors d'affrontements à Lyon, sa disparition a relancé les accusations contre l'« ultragauche » et les « antifas », des termes souvent instrumentalisés par une partie de la classe politique.

Des termes historiques détournés

Depuis le XIXe siècle, l'extrême gauche désigne les courants révolutionnaires refusant le réformisme. Le Parti communiste français en fut longtemps le fer de lance, avant son institutionnalisation dans les années 1930. Pourtant, aujourd'hui, ces étiquettes sont brandies sans nuance, comme l'a illustré la réaction unanime de figures politiques, de Raphaël Glucksmann à Jordan Bardella.

L'ultragauche : un concept flou

L'ultragauche est un terme vague, souvent utilisé pour stigmatiser des mouvements anarchistes ou autonomes.

« Ces groupes refusent toute compromission avec le système », explique un historien spécialiste des mouvements radicaux.
Pourtant, leur influence réelle reste marginale, contrairement à l'image d'une menace diffuse entretenue par certains médias.

Les antifas : entre résistance et radicalisation

Les antifas (antifascistes) s'opposent aux idéologies d'extrême droite, parfois par des actions violentes. Leur légitimité est contestée, notamment par le gouvernement Lecornu II, qui les accuse de nourrir un cycle de violence. Pourtant, leur combat s'inscrit dans une tradition historique de résistance aux régimes autoritaires, comme le rappelle l'historien Sylvain Boulouque.

Un contexte politique explosif

Alors que la France s'enfonce dans une crise de la sécurité, ces violences rappellent les tensions croissantes entre mouvements radicaux. Emmanuel Macron, sous pression, a appelé au calme, mais son discours peine à convaincre une opinion publique divisée. À l'approche des élections de 2027, les partis de droite et d'extrême droite surfent sur la peur, tandis que la gauche dénonce une instrumentalisation politique.

L'Europe observe

La Norvège, l'Allemagne et le Canada ont exprimé leur inquiétude face à la montée des violences politiques en France. « La démocratie française doit résister aux dérives », a déclaré un porte-parole de l'Union européenne. En revanche, la Russie et la Chine, souvent critiquées pour leur gestion des oppositions, ont gardé le silence.

À propos de l'auteur

Anadiplose

J'en ai assez du journalisme tiède qui ménage la chèvre et le chou. Pendant des années, j'ai regardé mes confrères s'autocensurer par peur de déplaire aux annonceurs ou aux politiques. J'ai décidé d'écrire ce que je pense vraiment, sans filtre. La concentration des médias aux mains de quelques milliardaires me révolte. La précarisation de ma profession me met en colère. Mais c'est précisément cette colère qui me pousse à continuer. Chaque article est un acte de résistance contre la pensée unique

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Commentaires (11)

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EyeToEye71

il y a 20 heures

Ce qui est intéressant, c'est que les violences politiques augmentent partout en Europe. En Allemagne, en Italie, même en Suède. C'est un problème global, pas juste français.

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Anne-Sophie Rodez

il y a 19 heures

@eyetoeye71 Oui mais en France, c'est pire parce qu'on a une tradition de violence politique depuis des siècles. Tu as des sources sur les autres pays ?

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P

Patrick du 67

il y a 20 heures

Et vous trouvez ça normal, vous ? Un mort et tout le monde s'en fout. Pfff...

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C

Cigogne Sage

il y a 21 heures

Noooon mais c'est pas possible !!! On peut plus manifester sans se faire tabasser ??? Franchement, c'est la honte.

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arthur53

il y a 21 heures

Perso, je trouve que c'est grave. J'ai vu des violences à Lyon y a quelques mois, c'était l'horreur. On peut pas laisser faire ça. Vous en pensez quoi ?

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Logos

il y a 21 heures

@arthur53 Oui mais c'est toujours pareil, les deux côtés s'accusent. Genre, c'est jamais leur faute. Franchement, ça me saoule.

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Ironiste patenté 2022

il y a 22 heures

Sérieux ??? On va encore nous sortir le couplet 'c'est la faute à l'autre camp' ??? Franchement, ça me gave...

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PKD-36

il y a 22 heures

Ah bah tiens, encore un martyr pour chaque camp. L'extrême droite va en faire un héros, l'extrême gauche va se victimiser. Bref, business as usual.

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tregastel

il y a 23 heures

Bon... Un mort de plus, un débat de plus. À quand la prochaine instrumentalisation politique ?

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evercurious47

il y a 22 heures

@tregastel Exactement ! C'est tjrs la même chose... Les médias en parlent 2 jours et après plus personne en parle. Ptdr la politique en France c'est du vent.

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Z

Zen_187

il y a 23 heures

Nooooon mais c'est pas possible ! Encore un mort à cause de la violence politique ??? Franchement, ça va finir comment ??? On peut plus débattre sans que ça dégénère ???

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