Marseille 2026 : la gauche déchirée entre Ghali et Delogu, un combat sans pitié dans le Nord

Par Camaret 27/02/2026 à 11:22
Marseille 2026 : la gauche déchirée entre Ghali et Delogu, un combat sans pitié dans le Nord
Photo par Aleksandr Galichkin sur Unsplash

Marseille 2026 : la gauche déchirée entre Ghali et Delogu dans un duel sans pitié pour le Nord de la ville. Attentats, alliances et fractures politiques.

Un duel à couteaux tirés dans le Nord de Marseille

La campagne des municipales 2026 à Marseille prend une tournure particulièrement tendue dans le Nord de la ville, où s'affrontent Samia Ghali et Sébastien Delogu, deux figures emblématiques de la gauche marseillaise. Leurs attaques frontales reflètent les fractures profondes d'une gauche divisée, alors que la réforme électorale a redessiné les enjeux locaux.

Des attaques personnelles et politiques

Lors d'un meeting mi-février, Sébastien Delogu, candidat de La France insoumise (LFI), n'a pas mâché ses mots contre son adversaire. « Celle-là, je ne peux pas me la voir. » a-t-il lancé, sous les sifflets de la foule. L'élu a fustigé l'ex-sénatrice socialiste, l'accusant d'avoir « vingt-cinq ans de mandats, vingt-cinq ans de perdus pour nos quartiers ».

« Amie du CRIF, amie à Macron, elle vit de l’argent public, s’est distinguée en appelant l’armée dans nos quartiers comme si notre territoire était une colonie étrangère. »

Ces propos virulents font écho aux accusations de Samia Ghali, qui avait précédemment remis en cause les origines algériennes revendiquées par Delogu, évoquant un grand-père « colon » et une « comédie » électorale.

Un territoire symbolique pour les deux candidats

Malgré la réforme électorale, les 15e et 16e arrondissements restent un enjeu majeur. Samia Ghali, 57 ans, y a bâti sa légitimité depuis 2008, notamment en remportant le secteur lors des trois dernières élections. Son alliance avec le Printemps marseillais en 2020 lui a permis d'obtenir un accord avantageux, consolidant son influence dans ces quartiers populaires.

Une gauche en crise, un système à bout de souffle

Ce duel reflète les tensions d'une gauche marseillaise fragmentée, entre socialistes modérés et insoumis radicaux. Dans un contexte de crise de la démocratie locale, les électeurs du Nord de Marseille sont appelés à trancher entre deux visions opposées de la gestion urbaine. Pour Delogu, il s'agit de « faire tomber ce système corrompu », tandis que Ghali mise sur son ancrage territorial pour conserver son influence.

Alors que le gouvernement Lecornu II tente de rétablir la confiance dans les institutions, ces élections locales pourraient bien devenir un baromètre des fractures politiques françaises.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (6)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

Z

Zénith

il y a 1 mois

La gauche marseillaise en mode guerre civile. Bref, on va encore payer les pots cassés.

0
G

Gradation

il y a 1 mois

Nooooon mais c'est quoi ce cirque ??? Ils se battent pour des places alors que Marseille part en couille !!! Franchement, sa me gave...

0
V

Véronique de Poitou

il y a 1 mois

@gradation Je suis d'accord avec toi !!! C'est tjrs la même chose, ils pensent qu'à leurs petits intérêts... Pfff...

0
N

NightReader93

il y a 1 mois

Mais sérieux, qui va vraiment gagner ? Parce que là, c'est le bordel total. Et pk personne parle des conséquences pour les habitants ??

0
A

Ainhoa

il y a 1 mois

La gauche marseillaise en train de s'entredéchirer, comme d'hab. Ghali ou Delogu, au final c'est du pareil au même.

2
L

LogicLover

il y a 1 mois

@ainhoa C'est un peu réducteur. Les clivages politiques à Marseille reflètent des enjeux locaux bien plus complexes qu'une simple opposition gauche/droite. Regardez ce qui se passe à Naples ou Barcelone, c'est similaire.

0
Publicité