Une ville sous tension après un drame policier
Minneapolis, aux États-Unis, traverse une nouvelle nuit de violences, une semaine après la mort d'une femme abattue par des agents de l'ICE. Les tensions persistent, alimentées par des interventions policières ultra-médiatisées et des discours politiques incendiaires. Le maire de la ville appelle au calme, tandis que Donald Trump menace d'invoquer l'Insurrection Act, une mesure d'exception permettant le déploiement de l'armée.
Un crime impuni et une stratégie délibérée
Romuald Sciora, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis, dénonce une manœuvre politique :
"Ce qui s'est passé à Minneapolis est indiscutablement un crime. Cette administration cherche à instaurer un régime semi-autoritaire, sur le modèle hongrois, en créant un climat de peur et d'insurrection."
Il souligne que l'ICE, initialement créée pour lutter contre le terrorisme et la criminalité, a été transformée en outil de répression politique. Des agents aux casiers judiciaires effacés ont été recrutés pour servir une idéologie radicale, selon lui.
Une polarisation dangereuse
Cole Stangler, journaliste franco-américain, analyse cette stratégie comme une démonstration de force :
"L'administration Trump veut montrer sa toute-puissance, notamment dans des villes démocrates comme Minneapolis, symbole de diversité et de progressisme."
Malgré les critiques, une partie de la population, notamment la base MAGA, soutient ces méthodes. Les sondages révèlent cependant que 60 % des Américains désapprouvent les actions de l'ICE, et seulement 30 % justifient l'usage de la force.
Un président impopulaire mais influent
Si Donald Trump reste impopulaire, son socle électoral reste solide. Ses projets divisent, mais trouvent toujours des soutiens, y compris parmi certains démocrates. La polarisation politique atteint des niveaux inédits, avec des conséquences dramatiques sur le terrain.
Un contexte international préoccupant
Cette crise s'inscrit dans une dynamique plus large de montée des extrêmes en Occident. En France, le gouvernement Lecornu II doit composer avec une opposition radicalisée, tandis que l'Union européenne observe avec inquiétude la dérive autoritaire aux États-Unis.