Une fuite massive vers les municipales
Plus d'un député sur sept (14,4%) quitte l'Assemblée nationale pour les élections municipales des 15 et 22 mars. Un record depuis 2020, où seulement 10,9% des parlementaires avaient tenté leur chance. Cette tendance interroge : fuite stratégique face à l'instabilité politique ou volonté de se rapprocher des citoyens ?
Le RN et LFI en tête de la course
Les deux extrêmes de l'hémicycle dominent ce mouvement. Le Rassemblement national, avec 30 candidats, et La France insoumise (19), cherchent à ancrer leur influence locale. Pour le RN, ces élections sont un test avant 2027, tandis que LFI espère compenser son absence au Sénat.
Des stratégies partisanes contrastées
Renaissance, le parti présidentiel, mise sur des alliances plutôt que sur des têtes de liste. Seuls sept députés du groupe Ensemble pour la République se présentent, une prudence justifiée par les échecs de 2020. À l'inverse, les socialistes et écologistes, en difficulté, tentent de sauver leurs fiefs.
Paris, un enjeu symbolique
La capitale concentre les ambitions. Emmanuel Grégoire (PS) affronte Sophia Chikirou (LFI) et Rachida Dati (LR) dans une bataille qui dépasse les clivages traditionnels. Une victoire de la gauche renforcerait son ancrage urbain avant la présidentielle.
Des enjeux locaux, des ambitions nationales
Ces municipales pourraient redessiner la carte politique française. Pour la gauche, elles sont une occasion de rebondir ; pour la droite, un test avant les législatives. Dans un contexte de crise démocratique locale, ces élections pourraient marquer un tournant.