Municipales 2026 : les écologistes en pleine implosion, la gauche en désarroi

Par Camaret 30/01/2026 à 19:24
Municipales 2026 : les écologistes en pleine implosion, la gauche en désarroi

Crise interne aux Écologistes : des cadres quittent pour LFI, fragilisant la gauche à six semaines des municipales 2026

Une fronde historique ébranle les écologistes

À six semaines du premier tour des élections municipales, le parti Les Écologistes traverse une crise sans précédent. La secrétaire nationale Marine Tondelier fait face à une fronde interne d'une ampleur inédite, alors que des cadres historiques claquent la porte pour rejoindre La France insoumise (LFI).

Jeudi 29 janvier, plusieurs figures du parti ont annoncé leur départ pour rallier des listes portées par LFI, notamment à Paris, Nantes, Marseille, Avignon et Montpellier. Ces dissidents dénoncent une direction nationale qui privilégie les alliances avec le Parti socialiste (PS), au détriment d'une stratégie unitaire avec la gauche radicale.

Une tribune explosive contre la direction

Dans une tribune signée par plus de 400 personnes, ces élus critiquent fermement la ligne adoptée par Marine Tondelier :

"La direction nationale a essentiellement privilégié l'alliance avec le Parti socialiste, faisant des Écologistes la béquille d'une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise et choisit de tourner le dos au programme comme à la logique unitaire du Nouveau Front populaire."

Cette rupture illustre les tensions persistantes au sein de la gauche française, alors que le gouvernement Lecornu II tente de consolider son pouvoir face à une opposition fragmentée.

Un scrutin municipal sous haute tension

Les élections municipales de 2026 s'annoncent comme un test crucial pour les forces de gauche, déjà affaiblies par les divisions internes. Les Écologistes, qui avaient connu un essor significatif lors des précédentes élections, risquent de perdre plusieurs mairies face à cette hémorragie de cadres.

À Paris, Sophia Chikirou (LFI) pourrait profiter de cette crise pour renforcer sa position, tandis qu'à Marseille, Sébastien Delogu tente de rassembler les forces progressistes autour d'une liste unitaire. Ces dissensions surviennent dans un contexte où l'extrême droite, portée par Marine Le Pen, cherche à capitaliser sur les divisions de la gauche.

Un défi pour la gauche à l'approche de 2027

Cette crise interne intervient alors que la gauche française prépare les élections législatives de 2027. Les Écologistes, qui avaient joué un rôle clé dans la dynamique du Nouveau Front populaire, voient désormais leur crédibilité mise à mal par ces divisions.

Pour Marine Tondelier, le défi est immense : rassembler son parti avant le scrutin municipal, tout en évitant une hémorragie de militants vers LFI. Une tâche d'autant plus complexe que le gouvernement Lecornu II multiplie les mesures impopulaires, alimentant la colère dans les rangs de l'opposition.

Dans ce contexte, les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir politique des écologistes, alors que la gauche française tente de se reconstruire face à un pouvoir exécutif toujours plus autoritaire.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (9)

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Quimperlé

il y a 2 semaines

Bref, la gauche en mode 'on va se faire niquer aux municipales, mais on va le faire avec style'. Chapeau l'artiste.

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V

val-87

il y a 2 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Ils font exprès ou quoi ?!!! C'est toujours pareil, la gauche s'entretue et après on se plaint que le RN gagne. Ptdr...

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B

Borrégo

il y a 2 semaines

La gauche en désarroi ? Non, juste en mode autodestruction. Qui vote encore pour des gens qui passent leur temps à se tirer dans les pattes ?

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C

Crépuscule

il y a 2 semaines

@borrego C'est vrai que c'est un spectacle récurrent. Mais bon, tant que les gens voteront par défaut contre le RN, ils peuvent bien se déchirer, ça changera rien. La preuve, en 2024, ça a pas empêché le RN d'être premier parti...

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T

Thomas65

il y a 2 semaines

Moi ce qui m'étonne, c'est pas qu'ils s'engueulent, mais que les gens lisent encore leurs tweets. Franchement, à part les militants, qui suit ça ?

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P

PKD-36

il y a 2 semaines

Pfff, la gauche française, c'est comme un vieux meuble IKEA : ça tient plus debout, mais tout le monde essaie encore de le bricoler. Bref, bonne chance pour les municipales...

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M

Malo du 40

il y a 3 semaines

Franchement, les écologistes qui partent chez LFI, c'est la preuve qu'ils ont rien compris. On va finir avec une gauche encore plus divisée. Et après on s'étonne que le RN gagne des voix...

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L

Le Chroniqueur

il y a 2 semaines

@malo-du-40 Mais est-ce que c'est vraiment une mauvaise chose ? Peut-être que LFI a plus de chances de rassembler à gauche que les écolos en solo. Et toi, tu penses que la gauche peut encore se reconstruire avant 2026 ?

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A

Apollon 6

il y a 2 semaines

@le-chroniqueur Exact, mais le problème c'est que LFI et les écolos, c'est pas les mêmes priorités. LFI c'est le pouvoir d'achat, les écolos c'est la planète. Du coup, comment tu fais pour rassembler ?

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