Municipales 2026 : L'extrême droite tente un retour à Orange après un coup de théâtre judiciaire

Par Camaret 27/01/2026 à 19:26
Municipales 2026 : L'extrême droite tente un retour à Orange après un coup de théâtre judiciaire

Jacques Bompard, ancien maire d’Orange, peut se présenter aux municipales 2026 après la levée de son inéligibilité, tandis que son fils est condamné.

Un rebondissement judiciaire à quelques mois des élections

La cour d’appel de Nîmes a levé mardi 27 janvier l’inéligibilité de Jacques Bompard, ancien maire d’extrême droite d’Orange, condamné en 2021 pour prise illégale d’intérêts. Cette décision, intervenue à moins de deux mois des élections municipales, ouvre la voie à une candidature de l’octogénaire, malgré les controverses qui entourent son héritage politique.

Un jeu de chaises musicales à la mairie d’Orange

La décision survient un jour après la condamnation de son fils Yann Bompard, lui aussi rendu inéligible pour cinq ans et condamné à dix-huit mois de prison avec sursis pour emploi fictif. Une coïncidence qui n’a pas manqué de susciter des interrogations sur les rouages de la justice française, alors que le gouvernement Lecornu II tente de restaurer la confiance dans les institutions locales.

« Hier, Yann Bompard est dégagé de la mairie et dans l’incapacité de se présenter, et ce matin son père peut à nouveau retrouver son éligibilité, le tout sur deux juridictions différentes. C’est assez fou. »

Ces propos de Me Gilbert Sindrès, avocat de Jacques Bompard, résument l’absurdité d’une situation qui illustre les défaillances d’un système judiciaire parfois perçu comme clivé.

Un retour en force malgré les condamnations

Jacques Bompard, 82 ans, a confirmé son intention de se présenter aux élections, assurant que sa popularité restait intacte. Une déclaration qui intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que les partis traditionnels peinent à rassembler les électeurs.

De son côté, Yann Bompard a annoncé faire appel, estimant qu’il serait « encore opérationnel » pour 2032. Une perspective qui laisse présager une guerre des droites dans le Vaucluse, alors que le Rassemblement National tente de consolider son ancrage territorial.

Un contexte politique tendu

Cette affaire s’inscrit dans un paysage politique marqué par la montée des extrêmes, alors que le gouvernement tente de promouvoir un discours d’unité nationale. Emmanuel Macron, confronté à une opposition fragmentée, pourrait voir dans cette affaire un argument supplémentaire pour réformer la justice et les élections locales.

Les prochaines élections municipales s’annoncent donc comme un test pour la démocratie française, alors que les citoyens attendent des réponses concrètes sur la sécurité, les finances publiques et la représentation politique.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (5)

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S

Sentinelle républicaine

il y a 15 heures

Le fils Bompard condamné, le père de retour... La famille qui se serre les coudes ? Ou juste un système qui tourne en rond ?

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Y

Yvon du 39

il y a 16 heures

Perso, je trouve ça triste que l'extrême droite puisse rebondir comme ça. Mais bon, si les gens votent pour eux, c'est qu'ils ont un problème à résoudre. La solution, c'est pas de les interdire, c'est de proposer mieux. Non ?

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A

Augustin Bocage

il y a 18 heures

La levée d'inéligibilité pose question sur l'efficacité des sanctions. Comment éviter que des figures controversées ne reviennent en politique ? Le système a-t-il vraiment les moyens de les empêcher ?

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N

Nathalie du 26

il y a 17 heures

@augustin-bocage Pfff, la justice est une passoire. Bompard condamné mais libre de se représenter... C'est ça la démocratie ?

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I

Izarra

il y a 19 heures

Bompard de retour à Orange ? Franchement, on va encore se taper 6 ans de délire. Merci la justice...

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