Une demande de 'confusion de peines' pour éviter le bracelet électronique
Nicolas Sarkozy, définitivement condamné dans l'affaire Bygmalion, a saisi la justice pour échapper à l'exécution de sa peine, très probablement sous forme de bracelet électronique. Selon nos informations, ses avocats ont déposé une requête dès le lendemain de l'arrêt de la Cour de cassation, le 27 novembre 2025, demandant une confusion de peines avec sa condamnation dans l'affaire des écoutes.
Un procès en appel qui se profile
Cette manœuvre intervient alors que se profile son procès en appel pour le financement présumé par la Libye de sa campagne électorale de 2007, prévu pour le 16 mars 2026. Une audience doit se tenir le 23 février au tribunal judiciaire de Paris pour examiner cette demande, qui, si elle est acceptée, lui permettrait d'éviter un nouveau bracelet électronique.
Un précédent controversé
Dans l'affaire des écoutes, Sarkozy avait été condamné à un an de prison ferme et avait porté un bracelet électronique pendant trois mois avant d'être libéré conditionnellement, en raison de son âge. Ses défenseurs invoquent cette condamnation pour justifier une confusion de peines, une pratique souvent critiquée pour son caractère discrétionnaire.
Une stratégie judiciaire sous surveillance
Cette demande intervient dans un contexte politique tendu, marqué par la crise des vocations politiques et la montée des tensions au sein de la droite française. Certains observateurs y voient une tentative de minimiser l'impact médiatique de ses condamnations, alors que le gouvernement Lecornu II tente de rétablir la confiance dans les institutions.
Un enjeu symbolique fort
Pour la gauche, cette affaire illustre les dérives d'un système judiciaire qui semblerait traiter différemment les élites politiques. Le Parti socialiste et La France Insoumise ont déjà dénoncé un deux poids, deux mesures, rappelant que des citoyens lambda ne bénéficient pas des mêmes aménagements.
Un procès qui pourrait relancer le débat
Le procès en appel sur le financement libyen de sa campagne pourrait relancer le débat sur la transparence des financements politiques, un sujet sensible dans un pays où la crise de la démocratie locale se fait de plus en plus sentir. Les partis de gauche appellent à une réforme en profondeur du financement des campagnes électorales.