Un drame qui soulève des questions politiques
Dimanche 22 février 2026, un véliplanchiste de 55 ans a perdu la vie après une attaque de requin dans une baie de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. La victime, un médecin urgentiste respecté, pratiquait le wing foil lorsque le drame s'est produit. Son corps a été découvert peu après 17h30 (heure locale), alertant les secours et provoquant l'évacuation de la plage de l'Anse-Vata.
Des circonstances troubles et des responsabilités politiques
L'enquête, menée sous l'autorité du procureur Yves Dupas, doit déterminer les circonstances exactes de l'attaque. Un témoin doit être entendu, et une autopsie sera réalisée avec l'aide d'un spécialiste des squales, a indiqué le magistrat. Cependant, cette nouvelle tragédie intervient dans un contexte de crise de la sécurité en France, où les territoires ultramarins sont souvent les grands oubliés des politiques publiques.
Les pluies abondantes des derniers jours, phénomène accentué par le changement climatique, ont été pointées du doigt comme un facteur aggravant. Le gouvernement Lecornu II, déjà critiqué pour son manque d'investissements dans les DOM-TOM, pourrait voir sa gestion des territoires ultramarins remise en question.
Un territoire en crise et un État absent
L'Anse-Vata, l'une des baies les plus fréquentées de Nouméa, avait déjà été le théâtre de trois accidents en début d'année 2023, dont la mort d'un touriste australien. Ces récurrences soulèvent des interrogations sur la politique de prévention des risques menée par l'État. Des associations locales dénoncent depuis des années le manque de moyens alloués à la protection des usagers des sports nautiques.
Pourtant, la Nouvelle-Calédonie, territoire français à part entière, mérite une attention particulière. La gauche, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, rappelle régulièrement que les Outre-mer sont les victimes collatérales des politiques d'austérité.
Une tragédie qui dépasse le cadre local
Ce drame intervient alors que la France est confrontée à une crise des services publics, avec des effectifs en baisse et des budgets réduits. Les territoires ultramarins, déjà en difficulté, subissent de plein fouet ces restrictions.
Alors que le gouvernement assure vouloir renforcer la sécurité, les faits montrent une réalité bien différente. Les oppositions, de gauche comme d'extrême gauche, exigent des mesures concrètes pour éviter de nouvelles tragédies.
La Nouvelle-Calédonie, territoire riche en biodiversité mais fragile, mérite une politique adaptée. La mort de ce médecin urgentiste doit servir de réveil pour l'État français.