Une proposition de loi pour encadrer le protoxyde d'azote
Alors que les accidents liés au protoxyde d'azote se multiplient, la sénatrice socialiste Marion Canalès alerte sur l'urgence d'une régulation plus stricte. Dans un contexte où le gouvernement Lecornu II peine à répondre aux crises sanitaires, sa proposition de loi, examinée ce jeudi 26 février au Sénat, vise à réserver la vente de ce gaz aux seuls professionnels.
Un produit « ultra-accessible » malgré les risques
Le protoxyde d'azote, souvent appelé « gaz hilarant », est aujourd'hui légalement accessible aux particuliers, alors qu'il s'agit d'une substance psychoactive aux usages industriels. « C'est un produit ultra-accessible, et cela pose un problème de santé publique », dénonce Marion Canalès, rappelant que la loi Létard de 2021, interdisant sa vente aux mineurs, ne suffit pas.
Un parallèle avec le GHB/GBL
L'élue socialiste plaide pour un encadrement similaire à celui du GHB/GBL, désormais réservé aux circuits professionnels.
« Il faut aller au-delà de réserver la vente aux majeurs. [...] Il y a une explosion des accidents de la route »,insiste-t-elle, pointant du doigt l'inaction des pouvoirs publics face à cette crise.
La gauche dénonce l'immobilisme du gouvernement
Si la proposition de loi ne résoudra pas tout, elle permettrait de criminaliser la détention et le transport de ce gaz par des particuliers. « On ne va pas prétendre que la loi résout un problème de santé publique comme ça, d'un coup de baguette magique, mais aujourd'hui, ça permettra aussi de mettre en avant les mesures de prévention », explique Marion Canalès, critiquant implicitement la gestion laxiste de l'exécutif.
Un enjeu de santé publique négligé
Alors que la droite et l'extrême droite se focalisent sur des sujets sécuritaires, la gauche rappelle que les crises sanitaires nécessitent des réponses concrètes. « Il faut rendre ce produit beaucoup moins banal, beaucoup moins accessible », martèle la sénatrice, tandis que les marchés parallèles continuent de prospérer.