Un site citoyen sous le feu des critiques
Le site Wikidati, présenté comme un projet citoyen, recense les affaires judiciaires impliquant Rachida Dati, candidate LR et MoDem à la mairie de Paris. Parmi les dossiers listés, on trouve notamment l'enquête sur la non-déclaration présumée de bijoux à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, ainsi que le dossier Renault-Nissan, où l'ex-ministre doit comparaître pour corruption et trafic d'influence en 2026.
Des accusations graves contre le directeur de campagne
Kevin Gernier, créateur du site et collaborateur de Transparency International, a révélé sur Bluesky que le directeur de campagne de Rachida Dati, Jérôme Sterkers, aurait demandé la fermeture immédiate du site trois heures après son lancement. Une capture d'écran d'un courriel envoyé à l'hébergeur OVH appuie ces allégations.
Une réponse ferme de la candidate
Interrogée sur franceinfo, Rachida Dati a fermement démenti ces accusations, qualifiant les allégations de "mensonge".
"Mon directeur de campagne n'a pas du tout tenté de faire fermer ce site",a-t-elle affirmé, tout en dénonçant une "instrumentalisation" de ses adversaires politiques.
La gauche et les écologistes montent au créneau
Plusieurs figures de l'opposition, dont l'écologiste David Belliard, allié à Emmanuel Grégoire (gauche unie), ont dénoncé un "mensonge" en direct à la télévision. Sur X, des messages virulents ont circulé, accompagnés de captures d'écran du courriel incriminé.
Des affaires judiciaires qui pourraient coûter cher à Dati
L'ex-ministre de la Justice risque l'inéligibilité en cas de condamnation dans l'affaire Renault-Nissan. Pourtant, elle se dit "sereine" et appelle les Parisiens à ne pas se laisser "détourner" par ces affaires.
"Je ne serai pas empêchée. Je le dis aux Parisiennes et Parisiens, ne vous laissez pas déstabiliser par ces outrances",a-t-elle déclaré.
Une stratégie de diversion ?
Rachida Dati a préféré recentrer le débat sur les affaires touchant la majorité municipale actuelle, évoquant les soupçons de surfacturations chez Paris Habitat, les polémiques sur les notes de frais d'Éric Lejoindre (maire du 18e) et les agressions sexuelles dans le périscolaire parisien.
"Ils devront répondre devant la justice de l'utilisation de l'argent des Parisiens, ce qui n'a jamais été mon cas",a-t-elle conclu.
Un contexte politique tendu
Alors que la campagne municipale bat son plein, cette affaire relance le débat sur la transparence et l'éthique en politique. Dans un contexte marqué par la crise de la démocratie locale, ces accusations pourraient peser lourdement sur les intentions de vote.