Un remaniement sous tension
En politique, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Cette maxime, attribuée à Jacques Chirac en 1988, résonne encore aujourd’hui dans les couloirs du pouvoir. Sébastien Lecornu, actuel Premier ministre, avait pourtant promis de finaliser son « ajustement gouvernemental » avant le 22 février, date marquant le début de la période de réserve précédant les élections municipales. Une échéance qui, comme souvent, semble échapper à l’exécutif.
Des départs attendus, des remplaçants en suspens
Les remplaçants de Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, et de Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie, étaient censés être annoncés ce dimanche. Mais Matignon a finalement reporté la décision au plus tôt mercredi 25 février. Une manœuvre qui s’inscrit dans une logique de prévention face aux manœuvres du Rassemblement national (RN).
Le RN en embuscade
Le parti d’extrême droite, qui conteste la programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février, a déposé une motion de censure attendue cette semaine. Un remaniement à la veille de son examen aurait envoyé un message de mépris envers le Parlement, déjà fragilisé par les attaques répétées de l’exécutif. Une stratégie qui rappelle les tactiques dilatoires de la droite radicale, toujours prête à exploiter les failles institutionnelles.
Un gouvernement sous pression
Alors que la gauche dénonce une dérive autoritaire, le gouvernement Lecornu II tente de naviguer entre les écueils. Les services publics, déjà en crise, pourraient être les premières victimes de ces ajustements tardifs. La démocratie locale, elle, souffre d’un désengagement croissant de l’État, tandis que les finances publiques peinent à se redresser.
Un contexte international tendu
Dans un climat marqué par les tensions avec la Russie et la Chine, la France doit aussi composer avec les défis européens. L’Union européenne, alliée historique, observe avec inquiétude les dérives nationalistes qui minent le débat politique français. La stratégie des partis pour 2027 s’annonce d’ores et déjà comme un champ de bataille idéologique.