Un député RN face aux dérives racistes de son parti
Jean-Philippe Tanguy, député du Rassemblement national (RN) de la Somme, a réagi jeudi 29 janvier sur les récurrents cas de candidats du parti épinglés pour des propos ou gestes racistes. Une situation qu'il qualifie d'inexplicable, tout en assurant que le RN « pourchasse » ces éléments.
Des candidats toujours sous le feu des critiques
Plusieurs affaires ont récemment éclaboussé le RN, comme celle de Quentin Macullot, candidat à Belfort, évoquant le « grand remplacement », ou Brice Bernard, candidat à Chambéry, photographié en train de faire une « quenelle », geste antisémite. Tanguy reconnaît que ces cas persistent, mais assure que le parti agit avec fermeté.
« Ils doivent savoir qu'ils sont pourchassés, qu'ils seront dégagés dès qu'ils sont identifiés. »
Le député insiste sur le respect des procédures, rappelant que le RN n'est pas une police et ne peut pas enquêter sur la vie privée des candidats. Il défend une approche nuancée, distinguant les erreurs de jeunesse des convictions profondes.
Sur l'Iran : une position ambiguë
Interrogé sur une éventuelle intervention américaine en Iran, Tanguy adopte une posture prudente. Il critique les invasions étrangères, tout en soutenant des actions ciblées, comme des frappes sur les installations nucléaires, pour affaiblir le régime des mollahs sans toucher à la souveraineté du peuple iranien.
Il exprime son soutien aux résistants iraniens, évoquant les répressions violentes du régime, et appelle à une solution où le peuple iranien se libère lui-même.
Le budget du gouvernement sous le feu des critiques
Sur le plan national, Tanguy dénonce le recours au 49.3 par le gouvernement pour adopter le budget, qualifiant ce texte de « dérive financière ». Il annonce que le RN soutiendra une motion de censure, bien que symbolique, pour alerter les Français sur les hausses d'impôts et l'aggravation de la dette publique.
Il rejette les accusations selon lesquelles cette motion serait inefficace, affirmant qu'elle permet de retarder des hausses d'impôts et d'informer les citoyens sur les « mensonges » du gouvernement.
Marine Le Pen et son procès en appel
Concernant le procès en appel de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics, Tanguy se montre solidaire, affirmant sa conviction de son innocence. Il évite de répondre directement à la question de savoir si elle pourrait se présenter à la présidentielle en cas de condamnation, se contentant de dire que « c'est à elle de décider ».
Il réitère son soutien à Le Pen comme candidate du RN pour 2027, malgré les controverses judiciaires.