Un drame qui embrase le débat politique
La mort de Quentin Deranque, jeune militant identitaire de 23 ans, lors d'une violente altercation en marge d'une conférence de l'eurodéputée insoumise Rima Hassan à Lyon, a déclenché une vive polémique politique. Alors qu'une enquête pour homicide volontaire est ouverte, la droite et l'extrême droite pointent du doigt La France insoumise, accusant le parti de porter une responsabilité morale dans ce drame.
Une responsabilité politique contestée
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé lundi 16 février que LFI avait une responsabilité dans le climat de violence ayant conduit à ce drame. Cette accusation a été immédiatement rejetée par les militants insoumis de Roubaix, qui dénoncent une instrumentalisation politique de ce drame.
Des militants insoumis sous le choc
À Roubaix, les adhérents et sympathisants de LFI expriment leur indignation face à cette instrumentalisation.
« Personne n'a à mourir pour quelque raison que ce soit »,lance Taïna, militante locale. Ses camarades, bien que ne partageant pas les idées du jeune identitaire tué, expriment leur horreur face à cette violence.
Une militante mère de famille souligne :
« Pour moi, un jeune, c'est l'avenir. J'ai un gamin qui a quasiment son âge... Des gamins qui se tapent dessus, des gamins qui meurent, personne ne peut se réjouir de ça, c'est impossible. »
LFI accuse la droite d'opportunisme politique
Les insoumis de Roubaix rejettent fermement les accusations portées contre leur parti.
« On n'est pas là pour taper sur les gens. LFI, ce n'est pas ça. Chez LFI, on est responsables »,affirme une militante. Un autre ajoute :
« On va essayer d'instrumentaliser, mais LFI n'est en rien responsable de ce type de violences. C'est petit, et ce n'est pas le moment de faire ce genre de choses. »
Les militants pointent du doigt un manque de dispositif policier lors des événements, estimant que la responsabilité ne peut être imputée à un parti politique.
« Ce qui est malheureux, c'est qu'il n'y ait pas eu d'intervention avant pour calmer tout ça »,conclut un militant.
La justice attendue pour apaiser les tensions
Alors que la polémique politique enfle, les militants insoumis de Roubaix appellent à laisser la justice faire son travail. Ils demandent que les responsables de la mort de Quentin Deranque soient sanctionnés, à l'abri des polémiques politiques.
Un contexte politique tendu
Cette affaire intervient dans un contexte de crise de la démocratie locale, alors que les élections municipales approchent. La droite et l'extrême droite tentent de capitaliser sur ce drame pour discréditer la gauche, dans une stratégie qui rappelle les anciennes guerres idéologiques des années 2010.
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de maintenir un discours d'unité nationale, cette affaire révèle les profondes divisions politiques qui traversent encore la société française. Les militants de LFI, eux, appellent à un retour au calme et à la raison, refusant de laisser ce drame être utilisé à des fins partisanes.