Carnaval d'Hasparren : la démocratie en feu ? Une poupée de Bardella brûlée, l'extrême droite s'indigne

Par Éclipse 13/02/2026 à 12:19
Carnaval d'Hasparren : la démocratie en feu ? Une poupée de Bardella brûlée, l'extrême droite s'indigne

Carnaval d'Hasparren : une poupée de Jordan Bardella brûlée, l'extrême droite s'indigne. Enquête ouverte, tensions politiques exacerbées.

Un symbole politique en flammes

Le carnaval d'Hasparren, dans les Pyrénées-Atlantiques, a pris un tournant politique le 7 février dernier. Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre la mise à feu d'une poupée géante représentant Jordan Bardella, président du Rassemblement National. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bayonne, sur saisine du préfet des Pyrénées-Atlantiques.

Un acte délibéré dans une commune acquise au RN

La scène, filmée lors des festivités traditionnelles, montre un mannequin assis sur des palettes, vêtu d'un costume et arborant deux brassards. L'un porte l'inscription "I < 3 Marine", en référence à Marine Le Pen, tandis que l'autre affiche le sigle "RN". À Hasparren, où Jordan Bardella avait remporté les élections européennes de 2024, cet acte a été perçu comme une attaque frontale contre la démocratie locale.

Réactions politiques : entre indignation et instrumentalisation

Mathieu Valet, député européen et porte-parole du RN, a vivement réagi sur les réseaux sociaux :

"Transformer un carnaval en tribunal de la haine : l'extrême gauche assume la violence comme mode d'expression politique."
Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de crise de la démocratie locale, où les tensions entre forces politiques s'exacerbent.

Du côté des observateurs, certains estiment que cet incident révèle les dérives d'une polarisation politique croissante, tandis que d'autres y voient une critique artistique légitime, bien que provocante. Le gouvernement Lecornu II, confronté à une crise des vocations politiques, n'a pas encore commenté l'affaire.

Un contexte de tensions politiques exacerbées

Cet épisode intervient dans un climat politique tendu, marqué par la guerre des droites en France. Alors que le Rassemblement National cherche à consolider son ancrage local, des mouvements d'extrême gauche multiplient les actions symboliques pour contester son influence. La question de la liberté d'expression artistique se heurte ici à celle de la respectabilité des symboles politiques.

Dans les Pyrénées-Atlantiques, cette affaire pourrait alimenter les débats sur la stratégie des partis pour 2027, alors que les élections approchent. La région, traditionnellement ancrée à gauche, voit monter les scores du RN, ce qui pourrait expliquer la virulence des réactions.

Une enquête ouverte pour apaiser les tensions

L'ouverture de l'enquête, sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale, vise à déterminer si des infractions pénales ont été commises. Les investigations porteront notamment sur l'identité des organisateurs de cette mise en scène et sur leurs motivations. Les autorités locales espèrent que cette démarche contribuera à calmer les esprits.

Pour l'instant, aucune interpellation n'a été signalée, mais les enquêteurs examinent les images et les témoignages recueillis lors du carnaval. La question de la qualification juridique de l'acte – provocation à la haine, dégradation de biens, ou simple expression artistique – reste ouverte.

Un symbole qui dépasse le cadre local

Au-delà d'Hasparren, cet incident illustre les tensions qui traversent la société française. Alors que le président Emmanuel Macron tente de rassembler les Français autour d'un projet européen, des fractures persistent, alimentées par les discours radicaux. La scène du carnaval, bien que localisée, résonne comme un écho des débats nationaux sur la liberté d'expression et le respect des institutions.

Dans un pays où la crise des finances publiques et la crise agricole dominent l'actualité, cet épisode rappelle que les enjeux politiques ne se limitent pas aux chiffres et aux réformes. Les symboles, eux aussi, ont leur importance.

À propos de l'auteur

Éclipse

Les affaires étouffées, les scandales enterrés, les lanceurs d'alerte persécutés : je m'intéresse à tout ce que le pouvoir voudrait garder dans l'ombre. J'ai reçu des menaces, des pressions, des tentatives d'intimidation. Ça ne m'arrêtera pas. La transparence démocratique n'est pas négociable. Quand un élu détourne de l'argent public, quand une entreprise pollue en toute impunité, quand un ministre ment au Parlement, les citoyens ont le droit de savoir. Je suis là pour ça. Et je ne lâcherai rien

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Commentaires (8)

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Sentinelle républicaine

il y a 1 semaine

Quand on voit comment ils traitent les opposants, c'est un peu la potache qui crie au loup, non ?

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T

tregastel

il y a 1 semaine

Encore... Des tensions politiques pour rien. Bref, la France en mode 'on se déchire' comme d'hab.

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P

Prisme

il y a 1 semaine

Enquête ouverte pour une poupée brûlée ? Franchement, avec le budget de la justice, on pourrait s'occuper de problèmes plus urgents...

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Véronique de Poitou

il y a 1 semaine

Nooooon sérieux ??? Ils veulent quoi ??? C'est un carnaval, pas une manif !!! Ils sont tjrs en mode 'on nous attaque'...

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G

GhostWriter

il y a 1 semaine

@veronique-de-poitou Tu as raison, c'est un carnaval ! Mais du coup, est-ce que ça justifie de brûler une effigie ? Même si c'est un politique...

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E

Enlightenment

il y a 1 semaine

Mouais... Un carnaval qui dégénère, des politiques qui crient au scandale... Bof, la démocratie en feu ou juste du spectacle ?

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Q

Quimperlé

il y a 1 semaine

Bardella en poupée brûlée, l'extrême droite en mode 'victime'... Franchement, qui peut encore croire à leur indignation ?

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M

Maïwenn Caen

il y a 1 semaine

@quimperle Exactement ! Ils veulent jouer les martyrs alors qu'ils passent leur temps à insulter les autres. Hypocrisie totale.

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