Un proche de Rachida Dati contredit ses accusations sous serment
Dans une affaire qui secoue le monde politique français, des échanges de mails inédits viennent contredire les accusations portées par l’ex-ministre de la Culture, Rachida Dati, contre l’émission Complément d’enquête. Ces documents, transmis à la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, pourraient bien faire basculer le dossier en faveur des journalistes.
Des mails qui disculpent Complément d’enquête
Les mails, envoyés spontanément par un proche de Rachida Dati au journaliste Louis Milano-Dupont, affirment clairement que Complément d’enquête n’a jamais proposé d’argent en échange d’informations. « C’est faux !! Elle mélange tout !! », écrit ce proche, avant d’ajouter : « Je n’ai jamais dit que Complément d’enquête m’avait proposé de l’argent car vous et moi nous n’avons jamais abordé le sujet d’argent contre informations. »
Rachida Dati sous le feu des critiques
Ces révélations interviennent après les déclarations sous serment de Rachida Dati devant la commission, où elle avait affirmé qu’un membre de sa famille avait été approché par un journaliste tiers pour obtenir des informations compromettantes, moyennant finances. Une version que les équipes de Complément d’enquête ont toujours fermement niée.
Pourtant, les mails montrent que ce proche de la ministre avait été contacté après la diffusion du reportage, et qu’aucun échange financier n’avait eu lieu. « Je suis prêt à témoigner sous serment s’il le faut !! », insiste-t-il dans l’un de ses messages.
Une affaire qui pourrait tourner au scandale politique
La commission d’enquête, présidée par Jérémie Patrier-Leitus, doit désormais déterminer qui dit la vérité. Les députés pourraient saisir la justice en cas de suspicion de parjure, une infraction passible de cinq ans de prison et de 75 000 euros d’amende.
De son côté, l’équipe de Complément d’enquête a réitéré ses demandes d’entretien avec Rachida Dati pour éclaircir cette affaire, sans obtenir de réponse.
« Nous n’avons évidemment pas donné d’argent ou proposé d’argent à quiconque dans l’entourage de madame Dati, fût-ce par un tiers. Je démens cela catégoriquement et sous serment »,avait déclaré le présentateur Tristan Waleckx lors de son audition.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par des tensions croissantes entre la majorité présidentielle et l’opposition, alors que le gouvernement Lecornu II tente de faire passer des réformes controversées.
Alors que la gauche critique une nouvelle fois les dérives de la droite, cette affaire pourrait bien alimenter les débats sur l’éthique en politique et la crédibilité des élus.