Rachida Dati face à la droite radicale : l'audiovisuel public en péril ?

Par Aporie 05/02/2026 à 16:05
Rachida Dati face à la droite radicale : l'audiovisuel public en péril ?

Rachida Dati défend l'audiovisuel public face à la droite radicale, dans un climat politique explosif. Privatisation, impartialité et réformes : l'avenir du service public en jeu.

Un plaidoyer controversé pour l'audiovisuel public

Dans un contexte politique tendu, la ministre de la Culture, Rachida Dati, a défendu bec et ongles l'audiovisuel public devant la commission d'enquête parlementaire, mercredi 5 février. Une audition qui s'est déroulée sous haute tension, alors que la droite radicale, menée par l'Union des droites pour la République (UDR), milite ouvertement pour sa privatisation.

Un service public menacé

Face aux députés, Rachida Dati a martelé que l'audiovisuel public français doit être préservé, rappelant que ses missions de service public ne sont pas rentables. « On ne doit pas l’affaiblir. On doit travailler ensemble », a-t-elle lancé, en réponse aux attaques répétées de la droite radicale.

Interrogée sur la situation financière critique de France Télévisions, soulignée par la Cour des comptes, la ministre a assuré que l'État prendra ses responsabilités. Cependant, elle a insisté sur la nécessité d'une réforme structurelle, évoquant même la création d'une holding commune pour le secteur.

L'impartialité, un sujet explosif

Sur la question de l'impartialité, Mme Dati a botté en touche, renvoyant vers l'Arcom, le régulateur de l'audiovisuel. Une prudence qui contraste avec ses récentes prises de position, notamment sa réprimande envers Delphine Ernotte Cunci, la patronne de France Télévisions, pour avoir qualifié CNews de « chaîne d’extrême droite ».

« Ce n’était peut-être pas habile d’avoir indiqué qu’un autre média était d’extrême droite », a-t-elle déclaré, sous-entendant une forme de complaisance envers les médias proches de la droite radicale.

Un climat de défiance

L'audition s'est déroulée dans un climat tendu, marqué par des tensions entre le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), et le rapporteur Charles Alloncle (UDR). Un épisode qui illustre les fractures politiques profondes traversant le pays, alors que la droite radicale multiplie les attaques contre les médias publics.

La commission d'enquête elle-même a été créée dans la foulée de l'affaire Legrand-Cohen, où deux journalistes du service public ont été accusés de connivence avec le Parti socialiste. Une affaire qui a relancé le débat sur l'indépendance des médias publics, alors que la droite radicale accuse régulièrement France Télévisions de partialité.

Un enjeu démocratique

Dans un contexte où la crise de la démocratie locale et la guerre des droites en France s'intensifient, la défense de l'audiovisuel public prend une dimension symbolique. Pour la gauche, il s'agit d'un rempart contre la désinformation, tandis que la droite radicale y voit un outil de propagande au service du pouvoir en place.

Alors que Rachida Dati s'apprête à quitter le gouvernement pour briguer la mairie de Paris, son audition marque un tournant dans le débat sur l'avenir de l'audiovisuel public. Un enjeu qui pourrait bien devenir un marqueur des élections de 2027, alors que les partis se positionnent sur des questions sociétales et médiatiques.

À propos de l'auteur

Aporie

La Cinquième République est à bout de souffle. Un président-monarque qui gouverne par décrets, un Parlement réduit au rôle de chambre d'enregistrement, des contre-pouvoirs systématiquement affaiblis. Je pose les questions que les éditorialistes mainstream évitent soigneusement : à qui profite ce système ? Pourquoi les mêmes familles politiques se partagent le pouvoir depuis quarante ans ? Comment se fait-il que les promesses de campagne soient toujours trahies ?

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Commentaires (7)

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val-87

il y a 2 semaines

Ptdr mais pfff... Ils veulent tout privatiser genre c'est quoi le délire ??? On va finir avec des pubs partout même sur France Info ??? Noooon...

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F

Fragment

il y a 2 semaines

En Allemagne, les médias publics sont financés par une redevance, pas par l'État. Peut-être qu'une réforme de ce type serait plus efficace que la privatisation pure et simple.

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Q

QuantumLeap61

il y a 2 semaines

Ah, la droite qui veut tuer le service public... Comme d'hab. Sauf que cette fois, ils ont peut-être raison. L'audiovisuel public est un dinosaure.

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B

Bourdon Velu

il y a 2 semaines

Nooooon mais sérieux ??? Ils veulent privatiser FR3 ??? Mais c'est quoi ce délire ??? On va finir avec TF1 partout !!!

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B

Borrégo

il y a 2 semaines

Privatiser France Télévisions, c'est quoi le plan ? Faire comme la BBC mais en pire ?

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D

dissident-courtois

il y a 2 semaines

La droite radicale veut tuer l'audiovisuel public ? Comme si on avait besoin d'une chaîne d'État pour nous endormir encore plus.

-1
T

Tmèse

il y a 2 semaines

@dissident-courtois Franchement, tu exagères un peu non ? L'audiovisuel public a besoin d'une refonte, c'est clair. Mais privatiser, c'est pas la solution.

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