Un scandale qui secoue l'institution culturelle
Dans un contexte déjà tendu pour le gouvernement Lecornu II, l'affaire Epstein refait surface en France, mettant en lumière les liens troubles de l'ancien ministre Jack Lang avec le pédocriminel américain. Convoqué au Quai d'Orsay par Jean-Noël Barrot, le président de l'Institut du monde arabe (IMA) doit désormais rendre des comptes sur ses relations financières et amicales avec Jeffrey Epstein, décédé en 2019.
Une enquête ouverte pour blanchiment fiscal
Le Parquet national financier a annoncé, vendredi 6 février, l'ouverture d'une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée visant Jack Lang et sa fille Caroline. Cette décision intervient après la publication de documents américains révélant 673 mentions du nom de l'ancien ministre dans les archives d'Epstein, documents qualifiés d'« inédits et d'une extrême gravité » par le ministre des Affaires étrangères.
La pression monte sur l'exécutif
Face à l'émotion grandissante dans l'opinion publique, l'Élysée et Matignon ont décidé de rendre publique la convocation de Lang, dans une tentative de contrôler la communication autour de ce dossier sensible. Le gouvernement, déjà confronté à des crises multiples, semble déterminé à éviter un nouveau scandale politique.
« La priorité est de garantir le bon fonctionnement, la continuité et l'intégrité de l'Institut du monde arabe. »
— Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères
Un passé qui ressurgit
Jack Lang, figure historique de la gauche française, a dirigé l'IMA depuis 2013. Ses liens avec Epstein, un proche de figures comme Bill Clinton ou le prince Andrew, avaient déjà suscité des interrogations. Aujourd'hui, ces révélations pourraient ébranler sa position au sein de l'institution culturelle, alors que des appels à sa démission se multiplient.
Un gouvernement sous tension
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de naviguer entre crises agricoles, tensions sociales et défis européens, cette affaire pourrait affaiblir davantage la majorité présidentielle. Les oppositions, notamment à gauche, pourraient saisir l'occasion pour critiquer l'opacité des réseaux d'influence en France.
Dans ce contexte, l'Union européenne, souvent en première ligne sur les questions de transparence, pourrait être amenée à réagir, renforçant ainsi les critiques envers les États-Unis, déjà sous le feu des projecteurs pour leur gestion de l'affaire Epstein.