Affaire Epstein : Scandale d'État au Royaume-Uni, la gauche exige la transparence

Par Camaret 24/02/2026 à 16:20
Affaire Epstein : Scandale d'État au Royaume-Uni, la gauche exige la transparence

Affaire Epstein : Scandale d'État au Royaume-Uni, la gauche exige la transparence après les arrestations du prince Andrew et de Peter Mandelson.

Un scandale qui éclabousse la classe dirigeante britannique

Les arrestations successives du prince Andrew et de l'ancien ministre Peter Mandelson dans le cadre de l'affaire Epstein ont déclenché une crise politique sans précédent au Royaume-Uni. Alors que les révélations s'accumulent, la gauche britannique exige une transparence totale, accusant le gouvernement travailliste de complaisance envers les élites corrompues.

Des arrestations qui soulèvent des questions sur l'impunité des puissants

Le prince Andrew, frère du roi Charles III, et Peter Mandelson, figure historique du Parti travailliste, ont été placés en garde à vue en l'espace de quatre jours. Les deux hommes sont soupçonnés d'avoir transmis des informations économiques sensibles à Jeffrey Epstein, le financier américain condamné pour crimes sexuels. Ces arrestations interviennent après la publication de nouveaux documents par le département de la justice américain, révélant des liens persistants entre ces personnalités britanniques et le réseau criminel d'Epstein.

La gauche exige la publication des documents sensibles

Le Parti libéral-démocrate, allié traditionnel de la gauche, a déposé une motion parlementaire pour contraindre le gouvernement à publier les documents relatifs à la nomination du prince Andrew comme envoyé spécial au commerce en 2001. « Il est temps de mettre fin à l'impunité des puissants », a déclaré Ed Davey, chef du parti, sur la BBC.

La ministre de l'éducation, Bridget Phillipson, a répondu que le gouvernement étudierait la motion, tout en rappelant que certaines informations pourraient compromettre les enquêtes en cours. Une position jugée trop timide par les opposants, qui y voient une tentative de protéger les intérêts des élites.

Un scandale qui éclabousse le gouvernement Starmer

Peter Mandelson, rappelé en septembre 2025 par le Premier ministre Keir Starmer après de nouvelles révélations sur ses liens avec Epstein, a été libéré sous caution. Mais le scandale a déjà coûté la démission du chef de cabinet et du directeur de la communication de Starmer, accusé d'avoir nommé Mandelson malgré les alertes.

Selon la BBC, plus de 100 000 documents doivent être publiés dans les prochains jours, révélant des échanges sensibles entre Mandelson et l'exécutif. Une commission parlementaire filtrera les informations potentiellement compromettantes pour la sécurité nationale, une mesure jugée opaque par les défenseurs de la transparence.

Un système politique gangrené par les privilèges

L'affaire Epstein met en lumière les dysfonctionnements d'un système politique où les liens entre pouvoir et corruption semblent systémiques. « Comment des personnalités aussi proches d'un criminel notoire ont-elles pu occuper des postes clés pendant des années ? », s'interroge Andrew Lownie, biographe du prince Andrew.

Les révélations montrent que Mandelson et Tony Blair avaient « imposé » la nomination d'Andrew Mountbatten-Windsor en 2001, malgré ses liens connus avec Epstein. Une décision qui soulève des questions sur l'indépendance des institutions britanniques face aux pressions des élites.

La gauche française observe avec inquiétude

En France, où le gouvernement Lecornu II tente de rétablir la confiance après des scandales similaires, l'affaire Epstein est suivie avec attention. « Ce qui se passe au Royaume-Uni doit nous servir de leçon : la transparence n'est pas une option, mais une nécessité démocratique », a déclaré un proche d'Emmanuel Macron.

Alors que la droite française continue de défendre un système où les privilèges semblent primer sur la justice, cette affaire rappelle l'urgence d'une réforme en profondeur des institutions. La gauche appelle à un renforcement des mécanismes de contrôle pour éviter que de tels scandales ne se reproduisent.

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

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Commentaires (9)

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G

Gavroche

il y a 3 heures

Nooooon mais sérieux ??? Ils croient quoi ? Qu'on va les laisser s'en tirer encore une fois ?! Ptdr #justice #epstein #uk

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E

Enora du 69

il y a 4 heures

En Allemagne, ils ont au moins eu le courage de dissoudre des réseaux entiers. Chez nous, on fait semblant de s'indigner avant de passer à autre chose. Franchement, ça me déprime...

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S

Sentinelle républicaine

il y a 4 heures

@enora-du-69 Et pourquoi on n'a pas les mêmes audits en France ? Parce que les puissants ont peur de ce qu'on pourrait découvrir...

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I

Ingénieur perplexe

il y a 5 heures

Le plus ironique, c'est que ces mêmes élites qui protègent leurs petits copains sont souvent les premiers à faire la leçon sur la moralité. Comme si on allait croire à leur indignation sélective...

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S

Solstice

il y a 6 heures

Ce qui me choque, c'est que ça fait 20 ans que ça dure et que personne n'a jamais été vraiment condamné. En 2004, le rapport de la commission parlementaire sur les réseaux pédophiles en Europe était déjà accablant. Et voilà où on en est...

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Q

QuantumLeap61

il y a 6 heures

Ah bah tiens, encore un scandale qui va finir en 'affaire classée' pour ne pas froisser les puissants. Franchement, à ce stade, on pourrait presque créer un calendrier des scandales politiques...

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L

Lacannerie

il y a 5 heures

@quantumleap61 Franchement, je suis d'accord. Mais bon, c'est un peu comme pour les paradis fiscaux : tout le monde sait, mais personne ne fait rien. En mode 'trop gros pour tomber'...

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F

Fragment

il y a 7 heures

Ce qui est fascinant, c'est de voir comment les scandales transnationaux révèlent les mêmes mécanismes de protection des élites, que ce soit à Londres ou à Washington. L'affaire Epstein rappelle étrangement le scandale Jeffrey Dahmer en France dans les années 90, où les liens politiques avaient aussi été occultés.

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K

Kaysersberg

il y a 7 heures

@fragment Exactement ! Et c'est toujours les mêmes qui trinquent à la fin. Mais bon, ici au moins la gauche britannique exige des comptes. En France, on attendrait encore 20 ans avant qu'un ministre ose en parler...

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