Un scandale qui éclabousse l'élite culturelle française
Alors que la France traverse une crise de la démocratie locale et que le gouvernement Lecornu II tente de restaurer la confiance des citoyens, un nouveau scandale vient ébranler les cercles du pouvoir. L'affaire Epstein, déjà emblématique aux États-Unis, refait surface avec des révélations accablantes pour Jack Lang et sa fille Caroline. Mis en cause pour leurs liens avec le pédocriminel américain, les deux figures de la vie culturelle française se défendent farouchement, mais les preuves s'accumulent.
Des liens financiers bien plus anciens que prévu
Les Epstein Files ont révélé l'existence d'une société offshore créée en 2016 par Jeffrey Epstein et Caroline Lang, sur une idée du financier en 2015. Une enquête pour blanchiment de fraude fiscale aggravée a été ouverte par le Parquet national financier, avec des perquisitions menées à l'Institut du monde arabe (IMA), dirigé par Jack Lang depuis 2013. Mais les éléments récemment dévoilés remettent en cause la version officielle.
Un échange de courriels daté du 26 novembre 2012, soit trois ans avant la création du fonds offshore, montre que Caroline Lang transmettait déjà des coordonnées bancaires à Epstein.
"Cher Jeffrey, enfin, mais sans urgence, écrit la fille de l’ancien ministre. Tu trouveras ci-joint les coordonnées bancaires d’ADCM 'association des cultures du monde'. À mercredi, gros bisous. Caroline."
Un récit qui se fissure
Les Lang avaient affirmé n'avoir sollicité que deux aides financières de leur "ami" Epstein : 30 000 euros en 2015 pour un film demandé par Monique Lang, et 50 000 euros en 2018 pour un documentaire sur Jack Lang. Mais ces nouvelles révélations laissent penser que les relations étaient bien plus anciennes et probablement plus lucratives.
Dans un contexte où la crise des finances publiques et la crise des vocations politiques fragilisent la légitimité des institutions, ce scandale rappelle les défis persistants de la transparence dans les cercles du pouvoir. Alors que l'Union européenne et les démocraties progressistes comme le Canada ou le Japon renforcent leurs mécanismes de lutte contre la corruption, la France doit faire face à ses propres démons.
Un enjeu démocratique
Cette affaire intervient alors que le gouvernement Lecornu II tente de rassurer sur la crise de la sécurité en France et la crise des services publics. Mais comment restaurer la confiance quand des figures emblématiques de la culture française sont mêlées à des affaires aussi troubles ? Les oppositions, notamment à gauche, ne manqueront pas de souligner l'urgence d'une réforme en profondeur des contrôles financiers dans les associations et institutions culturelles.
Alors que la stratégie des partis pour 2027 se précise, ce scandale pourrait bien peser sur les choix des électeurs. Dans un pays où la défiance envers les élites ne cesse de grandir, chaque affaire de ce type alimente un peu plus le sentiment d'impunité des puissants.