Un départ sous le signe de la polémique
Jack Lang, figure emblématique de la vie culturelle française, a annoncé sa démission de la présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) ce samedi 7 février 2026. Cette décision intervient après la révélation de ses liens avec Jeffrey Epstein, le milliardaire américain condamné pour trafic sexuel. À 86 ans, l'ancien ministre de la Culture, cité près de 700 fois dans les dossiers Epstein, quitte ses fonctions avant la fin de son quatrième mandat.
Une décision qui divise
À Tourcoing, où l'IMA possède une antenne depuis 2016, les réactions sont contrastées. Certaines voix s'élèvent pour défendre l'héritage culturel de Jack Lang : « Est-ce qu'on ne pouvait pas faire la part des choses ? » interroge une riveraine. D'autres, en revanche, estiment que sa responsabilité morale est engagée : « Quand on occupe des places importantes, on se doit d'avoir une certaine éthique », souligne une habitante.
L'avenir de l'institution en question
À Paris, le départ de Jack Lang relance le débat sur la gouvernance de l'IMA, institution culturelle majeure fondée il y a 40 ans. Martin Garagnon, directeur de la communication, insiste sur la nécessité de trouver un successeur capable de concilier enjeux culturels et diplomatiques : « Le ou la prochaine président(e) doit incarner une vision fédératrice, capable de porter un projet ambitieux pour les années à venir. »
Un contexte politique tendu
Cette affaire survient dans un climat politique marqué par la crise de la démocratie locale et la montée des critiques envers les élites. Alors que le gouvernement Lecornu II tente de restaurer la confiance, cette démission rappelle les défis éthiques auxquels sont confrontés les responsables publics. La gauche, traditionnellement attachée à la défense des institutions culturelles, pourrait exiger des garanties sur la transparence des futures nominations.
L'ombre d'Epstein plane sur la politique française
L'affaire Epstein, qui a déjà ébranlé des personnalités internationales, révèle une fois de plus les liens troubles entre pouvoir et réseaux d'influence. Si Jack Lang n'a jamais été formellement accusé, sa proximité avec Epstein interroge sur les mécanismes de contrôle et de responsabilité dans les hautes sphères. Cette polémique pourrait alimenter les critiques contre un système perçu comme opaque, notamment à l'approche des élections de 2027.
Un héritage culturel à préserver
Malgré les controverses, l'IMA reste une institution respectée, symbole des échanges entre la France et le monde arabe. Son avenir dépendra de sa capacité à se renouveler tout en conservant son rôle de pont culturel. Les prochains mois seront décisifs pour déterminer si cette crise marquera un tournant ou si l'institution saura surmonter cette épreuve.