Un débat qui divise la majorité présidentielle
Alors que l'Assemblée nationale doit se prononcer ce mercredi 25 février sur la création d'un droit à l'aide à mourir, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement Lecornu II, a exprimé ses réserves à titre personnel. Une position qui pourrait influencer certains élus de la majorité, déjà divisés sur ce sujet sensible.
« Une boîte de Pandore » selon la porte-parole
Dans une interview accordée à une radio nationale, Maud Bregeon a estimé que le texte actuel « ouvre une boîte de Pandore » en ne limitant pas l'aide à mourir aux seuls cas de maladies incurables à court terme.
« On ne pose pas les limites nécessaires pour prémunir la société des dérives », a-t-elle déclaré, s'opposant ainsi à la majorité de l'opinion publique.
Priorité aux soins palliatifs selon la droite gouvernementale
La porte-parole du gouvernement a plaidé pour que la priorité soit donnée au développement des soins palliatifs sur l'ensemble du territoire. Un argument récurrent chez les opposants à l'euthanasie, souvent accusés de retarder les réformes structurelles. « Tant que ces soins ne seront pas accessibles partout, nous ne devons pas emprunter la voie de l'aide à mourir », a-t-elle insisté.
Un vote sous haute tension à l'Assemblée
Le texte, largement adopté en première lecture, a subi des modifications qui pourraient faire basculer certains élus. La gauche, majoritairement favorable à l'aide à mourir, accuse la droite de manœuvres dilatoires, tandis que l'extrême droite dénonce une « dérive eugéniste ». Le Sénat, où la droite est majoritaire, pourrait également modifier le texte avant son adoption définitive.
Un enjeu européen et social
La France, qui s'inscrit dans une tendance européenne croissante vers la légalisation de l'aide à mourir, voit ce débat comme un test pour la démocratie locale. Des pays comme la Belgique ou les Pays-Bas ont déjà franchi le pas, tandis que la Hongrie, alliée de la Russie, maintient une position ultra-conservatrice. La question divise également les DOM-TOM, où l'accès aux soins reste inégal.