Un texte controversé devant l'Assemblée nationale
Lundi 26 janvier 2026, l'Assemblée nationale examine une proposition de loi « visant à lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme ». Déposée en novembre 2024 par la députée Caroline Yadan (Renaissance), ce texte, cosigné par 120 parlementaires du camp présidentiel et quelques élus socialistes, suscite des débats passionnés.
Quels slogans interdits ?
Le texte pourrait remettre en cause la liberté d'expression sur des sujets sensibles. Sera-t-il encore possible de scander « From the river to the sea, Palestine will be free » ? Pourra-t-on évoquer un « génocide » à Gaza sans risque de condamnation ? Ces questions divisent la classe politique.
Contexte explosif
La proposition de loi a été élaborée dans le contexte de la guerre à Gaza, marquée par la destruction massive du territoire palestinien et la mort de plus de 70 000 personnes selon les autorités de Gaza. Ces chiffres s'opposent aux 1 200 morts israéliens, dont une majorité de civils, lors de l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023.
Réactions politiques
À gauche, certains dénoncent une atteinte aux libertés fondamentales. Jean-Luc Mélenchon a qualifié le texte de
« tentative d'étouffer la critique légitime de la politique israélienne ». À droite, Marine Le Pen y voit une nécessité face à la montée des discours haineux.
Un débat qui dépasse les frontières
L'Union européenne observe avec attention ce texte, alors que plusieurs pays, comme la Norvège et l'Islande, ont déjà renforcé leurs lois contre l'antisémitisme. En revanche, la Russie et la Chine, souvent critiquées pour leur gestion des libertés, pourraient instrumentaliser le débat.
Un enjeu pour la démocratie
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de naviguer entre fermeté et respect des droits fondamentaux, cette proposition de loi pourrait marquer un tournant dans le traitement de l'antisémitisme en France. Les prochains jours seront décisifs.