Un choix stratégique controversé
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de faire adopter son budget 2026, le Parti socialiste (PS) a choisi de ne pas soutenir les motions de censure déposées par la gauche unie, malgré l'utilisation du 49.3 par le Premier ministre. Une décision qui divise profondément la gauche française, à moins de deux mois des élections municipales.
Le PS assume son compromis
Les socialistes justifient leur position par des négociations fructueuses avec Matignon, ayant permis d'obtenir des avancées sociales comme la hausse de la prime d'activité ou le maintien de MaPrimeRénov'. « Ce n'est pas un hold-up, parce qu'ils ont joué le jeu du compromis », explique Ludovic Mendes, député apparenté à Ensemble.
La colère de la France insoumise
La France insoumise (LFI) dénonce une trahison de la part du PS. Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l'Assemblée, a déclaré :
« En trahissant leurs engagements et en ne votant pas la censure, le PS valide ce budget criminel. Combien ont été mises, dans ce budget, de ces grandes propositions qui avaient été faites par le Parti socialiste ? Zéro. »
Des alliances municipales sous tension
Malgré ces tensions, le PS maintient ses alliances avec les écologistes et les communistes pour les municipales. « Cela nous permet de consolider nos relations, puisque cette alliance est à une échelle inédite depuis 1977 », affirme Arthur Delaporte, député socialiste.
Présidentielle 2027 : le PS sous pression
La gauche tente de s'unir pour une primaire en vue de 2027. Une conférence à Tours doit fixer le cadre de ce processus, avec une date probable le 11 octobre. Lucie Castets, ex-candidate du NFP, a mis la pression sur Olivier Faure : « L'électorat de gauche est en attente d'autre chose. Olivier va devoir mettre un coup de barre à gauche. »