Budget 2026 : Lecornu sacrifie le macronisme pour éviter l'effondrement

Par Camaret 19/01/2026 à 09:14
Budget 2026 : Lecornu sacrifie le macronisme pour éviter l'effondrement

Budget 2026 : Lecornu sacrifie le macronisme pour éviter l'effondrement. Concessions aux socialistes, recul sur les réformes. La fin de quinquennat s'annonce chaotique.

Un budget sous haute tension

Alors que le quinquennat d'Emmanuel Macron touche à sa fin, le gouvernement Lecornu II est contraint de faire des concessions majeures pour éviter un rejet du budget 2026. Faute de majorité absolue à l'Assemblée nationale, le Premier ministre multiplie les reculs stratégiques, notamment en direction des socialistes, pour sauver les meubles.

Des concessions coûteuses

Trois semaines après Noël, Sébastien Lecornu a encore distribué des « cadeaux » pour soutenir le pouvoir d'achat. Mais cette fois, il s'agit d'une véritable opération de sauvetage politique. Le Premier ministre, qualifié par ses détracteurs comme le « plus faible de la Ve République », a dû renoncer à plusieurs piliers du macronisme : baisse des dépenses publiques, politique de l'offre et désendettement.

« Nous ne devrions pas censurer le gouvernement », a déclaré Olivier Faure, premier secrétaire du PS, après l'annonce de ces concessions.

Un quinquennat en lambeaux

Pour Emmanuel Macron, la fin de mandat s'annonce douloureuse. Le chef de l'État, qui avait promis une « cohabitation » avec ses opposants, se retrouve en réalité en cohabitation avec son propre camp. Sébastien Lecornu, son fidèle lieutenant, est contraint de démanteler une à une les réformes emblématiques du quinquennat.

La suspension de la réforme des retraites, la seule véritable réforme d'ampleur de ce second mandat, avait déjà ouvert la voie à ces reculs. Aujourd'hui, c'est l'ensemble du bilan économique et social qui est remis en cause.

Un isolat européen

Emmanuel Macron, pourtant défenseur du libre-échange, a dû voter contre le traité avec le Mercosur, isolant la France au sein de l'Union européenne. Une décision qui illustre la fragilité de sa position, alors que les oppositions de gauche et d'extrême droite gagnent du terrain.

Avec seize mois à tenir, le président doit désormais composer avec une opposition parlementaire renforcée et un électorat de plus en plus mécontent. À ce rythme, que restera-t-il de son héritage politique en 2027 ?

À propos de l'auteur

Camaret

Je viens d'une famille de pêcheurs bretons ruinés par les quotas européens décidés à Bruxelles par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds sur un bateau. J'ai vu mon père pleurer le jour où il a dû vendre sa licence. Cette injustice m'habite encore. Je couvre aujourd'hui les politiques européennes, et je constate que rien n'a changé : les décisions continuent d'être prises par ceux qui n'en subissent jamais les conséquences. Je me bats pour que la voix des territoires soit enfin entendue

Votre réaction

Connectez-vous pour réagir à cet article

Publicité

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter.

Votre avis

Commentaires (3)

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour commenter cet article.

A

Avocat du diable 2023

il y a 1 mois

Un budget qui sacrifie le macronisme ? Mdr, il était déjà mort depuis 2022. La seule question, c’est pk on s’en étonne encore. Et vous trouvez ça normal, vous ?

0
J

julien-sorel-3

il y a 1 mois

Franchement, Lecornu a pas le choix. Si Macron veut éviter un effondrement total, faut lâcher du lest. Mais bon, les réformes qu’on nous vendait en 2022, on peut les ranger au placard direct. @etchecopar, t’es d’accord ou tu penses qu’il aurait dû tenir bon ?

-1
E

Etchecopar

il y a 1 mois

@julien-sorel-3 nooooon mais sérieux ??? Macron il a tjrs été en mode "on va tout casser" et maintenant il recule ??? Ptdr, c’est trop tard pour les concessions, les gens ils en ont marre de ses promesses en l’air !!!

0
Publicité