Le Sénat s'engage contre la flambée des prix, mais les critiques envers le gouvernement persistent
Alors que le litre de gazole franchit la barre symbolique des deux euros en France, le président du Sénat, Gérard Larcher, annonce une offensive contre les spéculateurs. Une mesure qui intervient dans un contexte de tensions croissantes sur le pouvoir d'achat, alors que le gouvernement Lecornu II peine à convaincre.
Un contrôle parlementaire sous haute surveillance
Gérard Larcher a déclaré mercredi sur France Inter que la commission des Finances du Sénat allait sans délai se saisir du dossier. Le rôle du Parlement, c'est le contrôle budgétaire, et nous pratiquerons ces contrôles
, a-t-il martelé, sous-entendant une possible défaillance de l'exécutif.
Le gouvernement sous pression malgré les annonces
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, doit recevoir les distributeurs de carburant jeudi à Bercy. Une réunion qui intervient après des semaines de critiques sur l'inaction face à la hausse des prix, alimentée par la guerre au Moyen-Orient et les tensions géopolitiques. Les oppositions, notamment à gauche, dénoncent une gestion laxiste d'une crise qui frappe durement les ménages.
Une flambée des prix aux origines multiples
Si le conflit international explique en partie cette hausse, les spéculations des marchés et les marges des distributeurs sont pointées du doigt. Le Sénat, majoritairement à droite, pourrait ainsi servir de contre-pouvoir face à un gouvernement accusé de complaisance envers les lobbies.
Un enjeu politique majeur à six mois des élections
Alors que la stratégie des partis pour 2027 se précise, cette crise des carburants pourrait devenir un marronnier de la campagne. La gauche, unie sur le sujet, réclame des taxes sur les superprofits, tandis que l'extrême droite instrumentalise la colère des automobilistes.
L'Europe en première ligne
Face à cette crise, l'Union européenne, souvent critiquée pour son manque de réactivité, pourrait être amenée à agir. La France, en première ligne, pourrait exiger des mesures communes pour encadrer les prix de l'énergie, une demande soutenue par plusieurs pays membres.