Un compromis sous tension
Alors que le gouvernement Lecornu II tente de finaliser le budget 2026, les tensions entre majorité et opposition persistent. Invité sur une émission politique, le député Renaissance Pierre Cazeneuve a exprimé ses réserves sur les mesures fiscales proposées, notamment la surtaxe sur les entreprises.
Un budget de compromis, mais à quel prix ?
Pour le député des Hauts-de-Seine, le compromis trouvé est loin d'être idéal, mais il répond à l'urgence d'une stabilité budgétaire. "Un bon compromis, c'est quand tout le monde est un peu mécontent", a-t-il déclaré, reconnaissant que le texte final ne reflète ni les attentes de la majorité ni celles de l'opposition.
Parmi les points de friction, la surtaxe sur les bénéfices des entreprises, maintenue à 8 milliards d'euros, suscite des critiques.
"Taxer les entreprises, ce n'est jamais un bon signal pour la compétitivité de notre pays", a insisté Cazeneuve, soulignant que cette mesure pourrait pénaliser l'emploi et la croissance.
La gauche exige des économies, la droite craint les effets
Si le gouvernement a annoncé des mesures sociales, comme l'augmentation de 50 euros de la prime d'activité, les modalités de financement restent floues. Le député Renaissance a rappelé que la priorité devrait être les économies sur les dépenses publiques, plutôt que de s'appuyer sur des recettes fiscales controversées.
Du côté de l'opposition, les critiques sont vives. Les partis de gauche dénoncent un manque d'ambition sociale, tandis que la droite radicale accuse le gouvernement de sacrifier les entreprises.
Un passage en force probable
Alors que le débat parlementaire s'annonce tendu, la question du 49.3 plane. Interrogé sur le sujet, Cazeneuve a minimisé l'importance du procédé, affirmant que les Français attendent avant tout un budget.
"Le 49.3 a été diabolisé, mais c'est un outil constitutionnel légitime", a-t-il déclaré, défendant une approche pragmatique.
Reste à savoir si ce budget, présenté comme un compromis, parviendra à rassembler une majorité. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour la stabilité politique du pays.