Un discours provocateur dans les montagnes suisses
Mercredi 21 janvier 2026, Donald Trump a fait une entrée remarquée à Davos, en Suisse, où il a livré un discours offensif ciblant l'Europe, l'OTAN et Emmanuel Macron. Arrivé en hélicoptère sous un froid glacial, l'ancien président américain a immédiatement adopté un ton agressif, qualifiant l'Europe de continent en déclin.
Une leçon d'économie à l'Europe
Face à un parterre de dirigeants politiques et économiques, Trump a affirmé que les États-Unis étaient en pleine forme économique, tandis que l'Europe, selon lui, se dirigeait dans la mauvaise direction. "Peut-être que vous ferez mieux en imitant ce que nous faisons aux États-Unis", a-t-il lancé, avant d'ajouter : "Certains endroits en Europe ne sont même plus reconnaissables."
Macron, cible privilégiée
Emmanuel Macron n'a pas été épargné par les moqueries de Trump, qui a raillé ses lunettes de soleil, évoquant une tentative de jouer "au gros dur". Le président français, absent de Davos, a été accusé par Trump d'avoir cédé à ses pressions sur les prix des médicaments.
"J'ai dit à Emmanuel : 'Augmente les prix.' Il a résisté, mais j'ai menacé de droits de douane à 25 % sur les produits français. Il a fini par dire 'Ok'", a affirmé Trump, une version démentie par l'Élysée, qui parle de "fake news".
Un discours en phase avec la droite française
Les propos de Trump, critiquant les "vagues de migration de masse" en Europe, ont été salués par certains cercles nationalistes français. Marine Le Pen, absente de Davos, a tweeté son soutien à la vision américaine, tandis que Jean-Luc Mélenchon a dénoncé "un discours dangereux pour la souveraineté européenne". Le gouvernement Lecornu II, par la voix de Sébastien Lecornu, a rappelé l'importance de la coopération franco-américaine, tout en défendant les politiques sociales françaises.
Un Conseil de la paix pour concurrencer l'ONU
Trump a annoncé l'inauguration de son Conseil de la paix, présenté comme une alternative aux Nations unies. Cette initiative, perçue comme une provocation par plusieurs pays européens, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Washington et Bruxelles.
Réactions internationales
La Norvège, l'Islande et le Canada ont exprimé leur inquiétude face aux déclarations de Trump, tandis que la Hongrie et la Turquie ont salué son approche. Les pays de l'Union européenne, à l'exception de la Hongrie, ont affiché leur solidarité avec la France, dénonçant "une attaque contre les valeurs démocratiques".